
The Guardian The Observer (trad. P. Legraux)
avec l'aimable autorisation de la revue Abeille de France
Un
éminent zoologiste a mis en évidence que les gènes utilisés pour modifier
les cultures peuvent sauter la barrière des espèces et causer la mutation de
bactéries, soulevant les craintes que la technologie des modifications génétiques
pourrait causer de sérieux risques sanitaires.
Une étude de 4 ans du Professeur Hans-Hinrich Kaatz, un zoologiste allemand
respecté, fit apparaître que le gène étranger utilisé pour modifier les
graines de colza s'était transféré dans une bactérie vivant dans les
intestins des abeilles. La recherche qui est déjà publiée et n'a pas été
encore critiquée par des confrères est hautement significative car elle suggère
que tout type de bactéries pourrait être contaminé par des gènes utilisés
dans les technologies de Modification Génétique, incluant celles qui vivent
dans le système digestif humain.
Si cela arrivait, il pourrait y avoir des conséquences dans le rôle vital des
bactéries pour aider le corps humain à combattre les maladies, l'aide à la
digestion et à la liquéfaction du sang.
Le Ministre de l'Agriculture, Nick Brown, qui hier, annonçait aux fermiers qui
avaient planté des graines d'oléagineux accidentellement contaminées par des
O.G.M., l'arrachage de leur récolte, confirme la signification potentielle des
recherches de Kaatz. Il a dit : "Si c'est vrai, alors ce sera très
grave". Ce Chercheur de 47 ans était réticent à parler de ses recherches
jusqu'à ce qu'elles soient publiées dans une revue scientifique, parce qu'il
redoutait un tollé de la part de la communauté scientifique similaire à celui
qu'avait dû affronter le Dr. Arpad Pustzai qui clamait que les pommes de terre
génétiquement modifiées, endommageaient la paroi stomacale des rats. Pustzai
fut mis en boîte et son travail fut discrédité. Mais dans son premier
interview pour un journal, Kaatz déclara à l'Observer : "C'est vrai, j'ai
trouvé des gènes herbicides résistant dans des semences transférées par les
bactéries et la levure à l'intérieur des intestins de jeunes abeilles. Cela
arrive rarement, mais c'est arrivé.".
Quoique Kaatz réalise la signification potentielle de ses découvertes, il dit
n'être pas surpris des résultats. Sur les implications sur la bactérie des
intestins humains, il répond : "Peut-être, mais je ne suis pas expert en
ce domaine". Dr. MAE-WAN HO, généticienne à l'Open University et opposée
à la technologie O.G.M., n'a aucun doute sur les dangers potentiels." Ces
découvertes sont très inquiétantes et ont fourni la première preuve réelle
à ce que beaucoup redoutaient" dit-elle. "Tout le monde est favorable
à l'exploitation de cette technologie mais personne ne se penche sur le risque
de transfert génétique horizontal".
"Nous sommes en train de jouer avec des structures qui ont des millions
d'années et l'expérience n'est plus sous contrôle".
Une des plus grandes inquiétudes est que le gène résistant aux antibiotiques
utilisé dans certaines semences O.G.M. puisse passer dans la bactérie.
"Si cela arrive, cela nous laissera incapables de traiter des maladies
majeures comme les méningites et les E. Coli"...
Kaatz, qui travaille au respectable Institut de Recherche sur les Abeilles de
Jena en Allemagne, a recouvert d'un filet un champ ensemencé par des graines génétiquement
modifiées produites par AgrEvo. Il a laissé les abeilles voler librement dans
la cage. Sur les ruches, il a installé des trappes pour récolter les grains de
pollen sur les pattes postérieures des abeilles lorsqu'elles rentrent à la
ruche. Ce pollen a nourri de jeunes abeilles en laboratoire. Le pollen est
l'aliment naturel des jeunes abeilles qui ont besoin d'une nourriture hautement
protéinée. Kaatz a alors extrait l'intestin des jeunes abeilles et a découvert
que le gène avait été transféré dans les bactéries des entrailles.
Pr. Robert PICKART, Directeur Général de l'"Institute of the British
Nutrition Foundation" est autant un biologiste qu'un expert en abeilles et
a rencontré Kaatz sur son lieu de travail. Il dit : "Il ne fait aucun
doute que si les recherches de Kaatz sont confirmées, cela pose des questions
très intéressantes que nous devrons étudier de très près".
"Mais il faut se rappeler que le corps humain a su lutter parfaitement bien
avec un étrange A.D.N. depuis des millions d'années. Et on sait aussi que
beaucoup de gens ont mangé des produits O.G.M. pendant des années sans montrer
les moindres signes de troubles de la santé".
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avec l'aimable autorisation de la revue Abeille de France
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