Avec l'aimable autorisation d'Api'Nature

Guêpes et Abeilles : le risque de l’allergie
Pour faire
deux colonies avec une seule
Après une piqûre d’hyménoptère, les réactions peuvent être violentes
Guêpes, abeilles , bourdons et frelons sont de retour. Si ces hyménoptères
jouent un rôle important dans le renouveau de la vie botanique , ils présentent
également un risque non négligeable chez les humains trop sensibles à leur
venin.
Les allergiques à ces bébêtes, pas toujours sympathiques, représentent 2% de la
population.
Nous observons tous une action locale après une piqûre. Le venin est irritant,
il provoque rougeur et gonflement. On considère que la réaction est importante
lorsqu’elle touche au moins deux articulations. Par exemple, si c’est la main
qui est piquée, la réaction atteint aussi le coude. Des paques d’urticaire
apparaissent et témoignent de la gravité.
A ce stade, un traitement s’impose. Il est composé d’antistaminiques et de
corticoïde.
Jusqu’au coma
Mais, un troisième degré est possible qui touche l’ensemble de l’organisme. Les
réactions peuvent alors être multiples : urticaire géant, asthme, œdème
extérieur ou, pire, intérieur.
Les cas extrême vont jusqu’au choc anaphylactique avec chute de tension et perte
de connaissance. Le coma peut entraîner le décès.
A partir d’une première réaction locale importante, il est conseillé de
consulter. Un bilan par tests cutanés et prise de sang va déterminer quel
insecte est responsable de cette allergie. Le médecin peut proposer, selon les
cas, une désensibilisation.
Ce traitement préventif est un peu long, il faut compter cinq ans, mais son taux
de réussite est supérieur à 90%.
Il consiste en une seule journée d’hospitalisation pour une injection du venin à
dose croissante.
Ensuite, il suffit d’un rendez-vous par mois, pendant cinq ans, pour une
injection de rappel.
C’est l’école de Mithridate devenu célèbre par son immunité au poison après en
avoir consommé des doses infimes régulièrement. C’est aussi comme cela que les
apiculteurs s’insensibilisent à la fréquentation des abeilles. Les métiers les
plus exposés à l’allergie au venin des hyménoptères sont les pompiers, les
apiculteurs, couvreurs, forains sur les marchés.
Une recherche clinique appliquée
On observe les cellules, grâce à un appareil appelé cytomètre en flux.
En laboratoire, on recherche les anticorps qui se sont développés pour contrer
le venin.
Cette réaction permet de donner un nom au coupable. On sait donc s’il s’agit
d’une guêpe, d’une abeille ou d’un cousin éloigné. Et puis, ces tests
cellulaires permettent aussi d’adapter le traitement. Mais, au-delà, il s’agit
également d’un travail de recherche clinique appliquée. A peine dix laboratoires
en France poursuivent la même mission. Les résultats sont mis en commun dans un
réseau européen.
L’ intérêt est grand pour le patient allergique. Les tests dermiques sont
efficaces mais un peu agressifs.
Sur les cellules sanguines déposées dans un tube, les réactions sont aussi
lumineuses mais totalement indolores.
De plus, cette technique pourrait être élargie à d’autre allergies, comme les
médicaments par exemple.
Ambroise