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Apiculture de technologie de pointe |
Composantes
et possibilités
L'apiculture est une technologie simple. On ne peut pas réellement lui donner le nom de technologie de pointe quand on la compare à d'autres types d'agriculture de haute technologie. Toutes les composantes physiques requises pour l'apiculture de "technologie de pointe" peuvent être fabriquées facilement au niveau local par artisans menuisiers, tailleurs ou étameurs. Un système d'apiculture de technologie de pointe viable, à ce niveau, serait différent de celui d'une région industrialisée principalement dans le domaine de la mécanisation. Par exemple, la main d'oeuvre humaine remplacerait les moteurs et les extracteurs.
Le manque de compréhension quant à la façon de construire et d'utiliser ces composantes est un facteur qui empêche l'utilisation économique d'un système apicole de technologie de pointe dans la plupart des situations de développement de petite échelle. Les principes de gestion de la ruche sont les mêmes pour l'apiculture de technologie de pointe que pour l'apiculture de technologie intermédiaire. L'apiculture de technologie avancée facilite les manipulations et fournit davantage d'options à l'apiculteur. Elle nécessite aussi un investissement plus important.
L'apiculture de technologie de pointe offrira un meilleur rendement du capital investi dans la plupart des situations d'exploitation apicole. Toutefois, les options d'un système de technologie de pointe doivent être entièrement utilisées pour réaliser un tel rendement. Le manque de capitaux à investir associé au manque de compréhension de la synchronisation, de l'organisation et de la biologie des abeilles rend souvent le succès de l'apiculture de technologie de pointe difficile pour les petits exploitants.
Un système d'apiculture de technologie avancée utilise des cadres mobiles dans plusieurs boîtes. Ce système permet de manipuler facilement les rayons. Les cadres (contenant les rayons) et les boîtes peuvent être tous deux interchangeables pour faciliter la gestion. Les cadres contenant le miel sont retirés de la ruche, les opercules des alvéoles coupés avec un couteau passé à la flamme, et le miel est extrait des rayons par centrifugation avec un extracteur. Les rayons vides sont replacés dans la colonie pour être remplis à nouveau par les abeilles.
La production de miel est maximisée au détriment de la production de cire avec des ruches à cadres mobiles. Les abeilles ont besoin de produire environ huit kilogrammes de miel pour produire un kilogramme de cire. Parce que les rayons vides sont remis en place pour être à nouveau remplis, la production de miel est accrue.
Dans les cadres on utilise des feuilles de cire gaufrée aux dimensions des alvéoles des ouvrières comme fondation pour les rayons. Des fondations au gaufrage profond réduit la quantité de rayons à faux-bourdons construits. La fondation réduit aussi la quantité de cire que les abeilles doivent produire, ce qui augmente la production de miel.
Comme les rayons sont attachés au cadre sur les quatre côtés, et que le cadre contient en général plusieurs fils métalliques pour renforcer le rayon, on peut déplacer facilement les ruches sans grand risque de casser les rayons. Donc, on peut pratiquer l'apiculture migratoire avec des ruches à cadres mobiles.
Dans l'apiculture migratoire, les colonies sont déplacées afin de tirer profit des variations de production optimale de nectar entre les régions. Cela rallonge de façon effective la période de miellée pour l'apiculteur. Toutefois, il est nécessaire de posséder un bon système de transport pour se livrer à cette pratique.
Un système d'apiculture à cadres mobiles fournit à l'apiculteur l'option de produire du pollen, de la gelée royale, ou des reines en grand nombre.
Le pollen est récolté en plaçant des pièges à pollen à l'entrée de la ruche. Ces pièges contiennent une grille en fer qui déleste les pattes des butineuses de leur pollen quand celles-ci reviennent à la ruche. Le pollen passe à travers une autre grille trop étroite pour que les abeilles passent à travers. Il tombe dans un plateau en forme de tiroir et l'apiculteur le ramasse régulièrement (en général chaque jour).
![]() Un cadre d'alvéoles royales |
La gelée royale est produite en utilisant une colonie d'abeilles orpheline. Une forte colonie de jeunes abeilles est constituée en secouant les abeilles du rayon à couvain de plusieurs colonies. De telles abeilles sont pour la plupart des nourrices, dont les glandes de la tête sont complètement développées et qui sont donc de bonnes productrices de gelée royale. On donne plein de magasins à pollen et à miel à la colonie, mais elle reste orpheline et sans couvain. Au bout d'un jour, on donne à la colonie des cadres avec des barres de bases de cellules artificielles (calices de reine) contenant des larves âgées d'un jour. Puisque la colonie est orpheline, les jeunes abeilles sont poussées à élever des reines. |
Pour l'élevage de reines, les alvéoles commencées sont en général transférées dans une colonie forte pour finir le processus. Elles sont placées dans un magasin avec du couvain non operculé séparées de la reine par une grille à reine, qui permet aux ouvrières de passer à travers mais empêche le passage de la reine puisque ' elle est plus grosse.
Chaque cellule est enlevée et placée dans une petite colonie orpheline avant que la reine n'émerge. Une fois que la reine s'est accouplée et commence à pondre, elle est mise en cage avec quelques ouvrières et vendue. Les reines en cages peuvent aussi placées dans des colonies qui n'ont pas de reine libre.
C'est la production de reines à la chaîne. Maintenir des colonies orphelines d'alvéoles de départ et des colonies d'accouplement exige une gestion intensive, quoique l'apiculteur puisse contrôler le processus pour obtenir n'importe quel nombre de reines lorsque c'est nécessaire.
Une bonne synchronisation et organisation sont essentielles au succès d'un élevage de reines en grand nombre, à la production de gelée royale, ou à la production de pollen. Ce sont des opérations spécialisées pour des marchés spécialisés. Ce n'est pas à la portée d'apiculteurs débutants, d'apiculteurs de petite échelle.
Problèmes
rencontrés lors du développement sur une petite échelle
Dans certaines régions, les programmes de développement de l'apiculture ont introduit du matériel à cadres mobiles chez les petits exploitants. Le but était un transfert direct de l'apiculture de "technologie de pointe". Ces projets qui pourvoient à une assistance technique continuelle ainsi qu'une disponibilité permanente des composantes nécessaires ont connu le plus de succès. Ces projets couronnés de succès ont souvent été réalisés en association avec des coopératives.
Dans de nombreux cas, toutefois, les programmes de développement ont amené trop de gens à "maintenir des abeilles" en utilisant un matériel relativement coûteux destiné à l'élevage des abeilles. Par rapport au potentiel, leur investissement leur a peu rapporté. Ces projets ont échoué parce qu'ils ont essayé d'aller trop loin, trop rapidement. Le matériel était disponible mais l'assistance technique était faible ou inexistante.
Peut-être allez-vous rencontrer les restes de projets qui ont échoué. Le matériel est peut être intact, quoiqu'il soit inutilisé ou pas utilisé au maximum. (Si vous allez travailler avec un projet apicole établi qui utilise du matériel à cadres, consultez l'une des sources de renseignements données à l'appendice A. Nombreuses sont celles qui couvrent les spécifications de l'apiculture de technologie de pointe.)
Tous les problèmes de gestion provenant du manque de compréhension de la biologie de l'abeille et de son cycle saisonnier sont généralement présents dans les projets qui ont échoué. Il y a aussi d'autres problèmes qui sont issus directement du fait que l'on ait essayé d'utiliser le matériel de Langstroth. Les problèmes les plus courants sont :
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du matériel de mauvaise qualité ; |
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des cadres mal espacés ; |
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des chambres de ponte constituées d'une seule boîte ; |
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une mauvaise utilisation de la grille à reine ; |
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l'absence de fondation pour les rayons. |
Les solutions à ces problèmes sont quelquefois simples, mais souvent des renseignements erronés ou un manque de compréhension ont créé de mauvaises habitudes. Il est toujours difficile de changer les pratiques établies. Changer les pratiques dans un projet apicole qui a échoué est rendu encore plus difficile du fait que les gens impliqués ont perdu leur enthousiasme à travailler avec les abeilles.
De nombreux problèmes sont provoqués par du matériel de mauvaise qualité. L'idée qu'une ruche à cadres mobiles est simplement une boîte avec des cadres à l'intérieur est très répandue. Le fait que la ruche soit conçue autour du concept de l'espace à abeille et que les dimensions exactes soient importantes dans la construction est plus difficile à saisir. Le matériel est quelquefois fabriqué sans aucun égard pour l'espace à abeille. Ceci peut être le résultat d'un manque de compréhension ou la conséquence d'un mauvais travail. De nombreux menuisiers locaux n'ont pas l'expérience ni les outils qu'il faut pour mesurer avec précision.
Les boîtes et les cadres qui ne sont pas construits autour de l'espace à abeille ne valent guère mieux que les ruches à rayons fixes. Les cadres qui sont trop serrés vont se coller à la boîte avec la propolis. Il sera très difficile de les détacher. S'il y a trop d'espace entre les cadres et la boîte, les abeilles vont y construire des rayons. Enlever les cadres sans détruire les rayons sera impossible. Dans ces situations, on perd tout l'avantage d'un système à cadres.
Il doit y avoir un espace à abeille correct entre les barres supérieures des cadres et le haut de la ruche. Si ce n'est pas le cas, le haut sera collé avec soit de la propolis ou des rayons. L'une ou l'autre situation rend la gestion difficile.
La ruche avec trop peu d'espace entre les cadres et la boîte peut provoquer des problèmes de ventilation pour la colonie. Ceci est particulièrement nuisible dans les régions humides. Les petits espaces que ne peuvent pas atteindre les abeilles créent aussi des secteurs où les larves du parasite de la cire peuvent se cacher.
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L'espace entre les cadres est aussi important. Il doit y avoir suffisamment d'espace pour que les abeilles puissent construire des rayons entiers. S'il y a trop peu d'espace cela donnera des rayons aux alvéoles peu profondes qui ne peuvent pas être utilisés pour l'élevage du couvain. Seulement de petites quantités de miel peuvent être stockées dans de tels rayons. D'autre part, s'il y a trop d'espace entre les cadres, les abeilles iront contraire des rayons entre eux. Ce qui rend l'enlèvement des cadres difficile. |
Si les cadres sont mal espacés et que la fondation des rayons n'est pas utilisée, les abeilles vont construire leurs rayons où elles veulent. Elles vont construire ce qui est essentiellement une ruche à rayons fixes à l'intérieur d'un matériel à cadres. Les rayons pourront même être construits en diagonale ou perpendiculairement aux barres supérieures. Il est impossible d'enlever les cadres dans ce cas.
Les cadres doivent être espacés de 35 mm entre eux pour les variétés européennes de l'abeille domestique occidentale, et de 32 mm pour les variétés africaines. Pour l'abeille domestique occidentale en Inde, la distance est de 31 mm. Un espacement correct donne aux abeilles de la place pour construire les rayons et laisse un espace à abeille entre les rayons.
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Un espace à abeille est nécessaire entre les barres supérieures des cadres pour permettre aux abeilles de se déplacer vers le haut dans les magasins, c'est pourquoi les cadres sont souvent construits avec un rebord en bois sur les barres latérales pour donner un espace correct. De tels cadres s'espacent automatiquement quand ils sont rassemblés. De bonnes habitudes en apiculture consistent à s'assurer que les cadres sont correctement espacés avant de fermer la ruche. L'attention à ce détail est souvent négligée. |
| Les cadres qui n'ont pas de rebord
sur les barres latérales peuvent s'espacer automatiquement si on utilise de
petits clous. Les petits clous doivent être plantés sur les côtés opposés du
cadre, ce qui permet au cadre d'être tourné dans l'une ou l'autre direction
de la ruche et de garder un espace correct. Tout le matériel en bois devra être cloué. Cela est particulièrement vrai pour les cadres, qui sont manipulés durement. Les cadres qui se cassent quand on essaie de les enlever sont une cause de frustration en apiculture. |
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Tout le matériel en bois devra être cloué. Cela est particulièrement vrai pour les cadres, qui sont manipulés durement. Les cadres qui se cassent quand on essaie de les enlever sont une cause de frustration en apiculture.
Du fil de fer devra être utilisé pour renforcer à la fois les cadres et les rayons. Utilisez du fil de fer recouvert d'une couche d'étain pour éviter la rouille; le zinc dans le fil de fer galvanisé réagira au miel, lui donnant une couleur foncée et changeant son goût. Une autre solution est la ligne de pêche à mono filament. Enfoncez le fil ou la ligne de pêche dans la fondation du rayon avec le coin d'une pièce de monnaie.
L'idée erronée que l'apiculture avec un matériel à cadres mobiles ne nécessite que l'utilisation de deux boites est un autre problème courant que l'on trouve dans les projets de développement. On pense à tort qu'une boite sert de chambre de ponte et l'autre de magasin à miel.
L'idée vient peut-être du terme chambre de ponte. Puisque le terme est singulier, cela implique qu'il n'y a qu'une boite. La chambre de ponte est le secteur de la ruche qui contient le couvain. Pour une colonie complètement développée, la chambre de ponte devrait comprendre deux boites. En utilisant une seule boite de ponte pour toute la colonie, on limite sa croissance et il devient difficile d'obtenir des magasins contenant seulement du miel.
Une bonne apiculture nécessite au moins trois boites, deux pour la chambre de ponte, une comme magasin à miel. Avec deux boites pour la chambre de ponte, la population de la colonie sera plus élevée. De ce fait le flux de nectar sera mieux utilisé.
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Intervertissez régulièrement les
deux boites de la chambre de ponte pour donner plus d'espace au nid et lui
permettre de s'étendre. La tendance naturelle de la colonie est d'étendre le
nid vers le haut. Quand la boîte inférieure contient surtout des larves plus
âgées et du couvain operculé, et que la reine est en train de pondre dans la
boite supérieure, intervertissez les boites de la chambre de ponte. Cela
place la reine dans la boite inférieure où elle peut se mouvoir vers le haut
au fur et à mesure que les alvéoles de la boîte supérieure se vident quand
les abeilles adultes émergent. Grâce à cette manipulation, la reine se
déplace vers le haut dans la chambre de ponte, non pas vers le haut dans les
magasins à miel. <= en utilisant deux boîtes pour la chambre de ponte et en les interchangeant régulièrement, on obtient des magasins à miel sans couvain. |
Avec un seul magasin à miel, on augmente le besoin en main d'oeuvre. Le miel doit être extrait plusieurs fois pendant la miellée pour que la colonie ait toujours suffisamment d'espace pour le stocker. Une autre possibilité est d'avoir deux magasins à miel ou plus. Ceux-ci peuvent être ajoutés à la ruche pour augmenter l'espace de stockage. Cette possibilité réduit les besoins en main d'oeuvre mais augmente l'investissement en matériel.
Les grilles à reine sont des pièces de matériel nécessaires pour les opérations spécialisées telles que l'élevage et le stockage des reines. Toutefois, elles nuisent à la production optimale de miel. Pour l'apiculteur dilettante qui s'intéresse davantage au côté pratique qu'à la production de miel, elles sont peut-être un gadget utile. Mais elles ne sont pas faites pour l'apiculteur qui s'intéresse à une production maximum de miel.
Les grilles à reine sont couramment mal utilisées dans les programmes de développement. Elles sont particulièrement chères pour ces projets car elles doivent être importées. Du fait que leur utilisation limite la production de miel, cela augmente davantage leur coût réel. L'idée de leur utilisation est de produire des magasins à miel sans couvain, mais cet objectif peut être réalisé facilement grâce à la gestion et en utilisant plus de deux boites pour une colonie.
Souvent lorsque les grilles à reine sont utilisées dans des projets de petite échelle pour restreindre la reine à une boite, rien n'est fait pour soulager les nids de couvain prisonniers du miel. Cela limite la croissance de la colonie et mène à un essaimage fréquent.
![]() Problèmes rencontrés avec la grille à reine |
L'utilisation correcte des grilles à reine nécessite une bonne synchronisation et une bonne gestion. Elles sont souvent utilisées à la place de la gestion et laissées dans la colonie tout le temps. Si on les utilise, il faut les utiliser seulement pendant la miellée. L'utilisation des grilles à reine pendant une période de disette empêche la facilité d'accès, et permet aux parasites de la cire de s'établir dans les magasins. Ce qui aboutit souvent à de fortes pertes de colonies. |
Si les grilles à reine sont nécessaires, pour éviter de les importer on peut utiliser de la toile métallique à cinq trous (cinq trous pour 2,54 cm). Dans certaines régions cela s'appelle une grille à café. Essayez d'utiliser une qualité de toile métallique qui soit uniforme et qui ait des trous lisses. De plus gros trous permettront à la reine de passer; une toile métallique rugueuse va déchirer les ailes des ouvrières quand elles se glissent à travers. Du grillage de cette taille ne fera peut-être pas l'affaire aussi bien si les reines sont petites. Cela s'appliquerait aux reines de l'abeille domestique orientale et aux reines plus petites des variétés africaines de l'abeille domestique occidentale.
Le stockage de rayons pendant la disette est nécessaire pour la bonne gestion du système apicole à cadres mobiles. Ceci est particulièrement difficile sous les tropiques car le parasite de la cire est actif toute l'année. Pour éviter que les rayons ne soient endommagés par les larves du parasite de la cire, les boites contenant les cadres et les rayons doivent être complètement hermétiques et traitées avec des produits fumigatoires chimiques.
Les produits fumigatoires sont des gaz toxiques, volatils qui se dissipent et ne laissent aucun résidu toxique. Leur application est limitée aux enceintes relativement étanches. Comme la plupart des produits fumigatoires sont extrêmement toxiques et souvent fortement inflammables, vous devriez être prudent lorsque vous recommandez leur utilisation. Pour utiliser les produits fumigatoires sans risque, il est nécessaire d'avoir une formation et un matériel spéciaux.
Un produit fumigatoire relativement "sûr" est l'oxyde sulfureux parce que le gaz a une odeur irritante et nauséabonde. On peut le fabriquer en faisant brûler du soufre arrosé d'alcool. Ces deux produits se trouvent en pharmacie. (Le gaz est aussi corrosif puisqu'il forme de l'acide sulfurique en présence d'humidité.)
![]() Comment traiter les magasins des rayons vides qui ont des parasites de la cire |
Un autre produit fumigatoire relativement sûr est le phosphore d'aluminium qui est utilisé pour traiter les produits entreposés à base de céréales et qui est disponible dans de nombreux magasins d'approvisionnement agricole. Le produit chimique est vendu sous forme de tablette dans une boite scellée. Quand elle est exposée à l'humidité de l'air, la phosphine, un gaz toxique inflammable, est relâchée. Un composé sulfureux inclus dans la tablette relâche de l'hydrogène sulfuré, un gaz nocif, qui rend l'utilisation de ce produit plus sûre. Une pile de magasins scellés avec de la boue ou des bandes de papier journal collées avec de la pâte à farine (n'importe quelle farine avec de l'eau), peut être facilement traitée avec du soufre en combustion ou du phosphure d'aluminium. |
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N'oubliez pas: Les produits fumigatoires sont aussi toxiques pour les humains et les autres animaux. Suivez bien toutes les précautions à prendre quand vous les utilisez. |
Une fois que le rayon a été traité, utilisez des boules antimites pour empêcher le parasite adulte de la cire de pondre des oeufs. Vérifiez régulièrement s'il n'y a pas eu réinfestation avec les larves du parasite de la cire. N'utilisez pas n'importe quel type d'insecticide pour traiter les rayons qui contiennent les parasites de la cire. Ces produits chimiques peuvent être absorbés par la cire et tuer les abeilles lorsque les rayons sont placés dans la ruche.
Le manque de fondation dans les rayons est quelquefois un obstacle aux projets de développement. La fondation pour les rayons est souvent difficile à obtenir. Cela revient aussi à cher. Les gens impliqués dans un projet de développement apicole deviennent dépendants de cette composante parce qu'elle fait partie du matériel de la ruche. Ceci devient un obstacle psychologique dû au fait que l'on ne comprenne pas les abeilles ni la nécessité d'utiliser de la cire gaufrée dans les cadres. Lorsque vous avez compris cela, vous pouvez faire durer plus longtemps l'approvisionnement des feuilles de cire gaufrée que vous avez sous la main ou improviser des remplacements convenables.
Le but principal de la feuille de cire gaufrée est de guider les abeilles à construire leurs rayons au centre du cadre. Une bande étroite de cire gaufrée (environ trois centimètres) collée dans un creux situé au centre de la barre supérieure comme celle que l'on utilise pour les barres supérieures de la ruche de type KTBH fait très bien l'affaire. Une autre possibilité est de coller de petits morceaux de rayons sur les barres supérieures.
On peut fabriquer des bandes de cire de démarrage en utilisant un plat de trempage. Ces bandes ne seront pas gaufrées mais cela n'est pas important puisque le but de ces bandes est de guider les abeilles à commencer à construire des rayons.
Un autre but mineur de la fondation de rayons est de guider les abeilles à construire des rayons contenant les alvéoles des ouvrières. En utilisant seulement des bandes de démarrage, vous pouvez arriver la plupart du temps à des alvéoles d'ouvrières, si vous utilisez de petites colonies qui grandissent rapidement pour construire les rayons. De telles colonies ne construisent presque pas de rayons à faux-bourdons puisque les ruches n'ont pas besoin de mâles.
Il est possible aussi de fabriquer un moule pour produire la fondation des rayons. Acheter de la cire et produire des feuilles de cire gaufrée pour approvisionner les apiculteurs locaux peut être une bonne occasion d'augmenter la participation de la famille dans l'entreprise apicole.
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N'oubliez pas que le placement correct du cadre (le centre en face de l'intervalle central) est aussi important pour produire un rayon centré. Ceci associé avec un type quelconque de "guide de démarrage", est nécessaire pour centrer le rayon. Toutefois, les feuilles entières de cire gaufrées sont un luxe et non pas une nécessité. |
Une mauvaise pratique non liée au type de matériel utilisé et que l'on voit souvent dans les programmes de technologie de pointe, est l'alimentation en masse des ruchers. De grands récipients à découvert contenant du sirop de sucre sont placés dans le rucher pour nourrir les abeilles. Ceci est pratiqué dans les régions où le sucre est bon marché et immédiatement disponible.
Une alimentation correcte des colonies devra être basée sur les besoins de la colonie, et chaque colonie devra être alimentée individuellement. La pratique qui consiste à placer de grands tonneaux d'eau sucrée dans le rucher pour alimenter les abeilles est un véritable gâchis. Non seulement cela nourrit les abeilles du rucher mais aussi les insectes sauvages et les abeilles des autres ruchers.
En général, seulement les colonies faibles d'un rucher ont besoin d'être nourries. Elles ne sont pas tellement avantagées par l'alimentation en masse à découvert. Ce sont les colonies fortes qui sont les plus avantagées puisqu'elles ont les butineuses pour tirer profit de l'eau sucrée.
Cette méthode d'alimentation encourage aussi le vol. Quand le sirop de sucre est fini, les colonies plus fortes volent souvent les colonies plus faibles. Donc, cette méthode peut aboutir au décès des mêmes colonies qu'elle essaie d'aider.
La plus grande partie de la valeur nutritive du sirop de sucre est utilisée par les abeilles pendant l'activité intensive de vol pour aller dérober le miel. La colonie qui vole du miel en fait ne gagne pas grand chose. Donc, l'apiculteur en général perd davantage qu'il ne gagne avec une alimentation en masse à découvert.
Pour être économiquement viable, l'alimentation des colonies doit faire partie d'un plan général de gestion intensive. Dans certaines situations en apiculture, l'alimentation est utilisée à tort à la place d'une bonne gestion. Cela n'est pas recommandé à la plupart des petits exploitants en apiculture.
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Dans n'importe quel projet de développement apicole, le transfert de connaissance, ou enseigner aux gens comment utiliser le matériel, est l'aspect le plus difficile. C'est un processus lent et permanent. Le sens de l'humour et de la patience sont de bons atouts. |