| COMMUNIQUE DE LA COOPERATIVE
FRANCE-MIEL SUR L'ARRET DU T.G.V. LAUSANNE-PARIS POUR MANIFESTER SUR LE PROJET DE LA
DIRECTIVE DANS SA VERSION ACTUELLE |
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Le 18 novembre 1999
Arrêter le T.G.V. Lausanne Paris
, pour l'obliger à faire une halte en gare de Mouchard, semblait aussi impossible que d'obtenir une réécriture claire de certains paragraphes de la directive miel. Les apiculteurs de la coopérative FRANCE-MIEL réunis en Assemblée Générale les 16 et 17 novembre ont clôturé leurs travaux en marquant par cet événement leur opposition au contenu de la directive miel.Cette manifestation s'est déroulée, malgré la neige et le froid, dans l'ordre, en suivant les consignes de précaution du chef de gare, et sous le regard attentif de la gendarmerie. Dix minutes, ce n'est pas long, mais la portée sera peut-être importante et significative. Ce sera peut-être le point de départ réel d'une véritable mobilisation pour souligner les points à corriger dans cette directive, et la prise de conscience par ceux qui ont la responsabilité de l'écriture des textes que l'apiculture française, voire européenne, ainsi que les consommateurs, ne sont pas disposés à se contenter d'un texte vide, et de la lenteur mise à régler des problèmes de fond.
Nos amis suisses présents dans le T.G.V. ont reçu la pétition "Défendons le miel. Protégeons le consommateur. Défendons les apiculteurs", avec des échantillons de miel pour se faire pardonner cet imprévu dans leur voyage.
En même temps, avec l'autorisation du contrôleur, Monsieur Paul BONNAFFE, Président de la Fédération Nationale des Coopératives Apicoles de France, a lu le communiqué suivant :
"Mesdames, Messieurs, L'arrêt de votre T.G.V. en gare de Mouchard est dû à une manifestation des apiculteurs de FRANCE-MIEL, qui tiennent à alerter les pouvoirs publics et les consommateurs sur le danger que représente le projet de directive sur le miel que nous prépare la Commission de Bruxelles. Dans ce projet de Directive, les apiculteurs dénoncent le manque de transparence qui ne permettra pas de cerner l'origine géographique ou florale du produit. Nous souhaitons que les consommateurs que vous êtes, nous soutiennent dans notre exigence sur la qualité des produits français ou européens. Pour nous excuser du désagrément que constitue l'arrêt de votre train, nous offrons à tous un petit échantillon de notre produit miel qui est disponible gratuitement en voiture 14. Profitez-en pour prendre connaissance de notre pétition. Signez-la, faites-la signer et renvoyez-la nous. Nous nous chargerons de la faire connaître aux pouvoirs publics. Merci." |
Après l'intervention de la presse, l'absence de télévision, en grève ce jour-là, le T.G.V. a repris sa route, le conducteur de la motrice marquant sa sympathie en actionnant le sifflet, et nos amis voyageurs manifestant leur soutien amical à cette démarche. Dans l'après-midi même, l'événement était diffusé sur les radios nationales, la presse écrite s'en est fait l'écho, et de multiples appels téléphoniques sont parvenus à la coopérative.
Sans revenir dans le détail de nos demandes, les thèmes qui nous sont essentiels à obtenir dans cette directive, où il faut associer les problèmes consommateurs aux problèmes apiculteurs, sont :
L'origine géographique d'une récolte de miel doit figurer sur l'étiquette d'un miel emballé, quand l'adresse postale du distributeur ou du conditionneur est différente du, ou des pays d'origine de la récolte du miel. Cette mention a minima est
- miel d'origine d'un seul pays (ou région) = indications du pays à proximité du mot miel "miels + nom du pays", exemple "miel d'Italie,
- mélange d'origine géographique ne concernant que plusieurs pays de la communauté : "miels intra communautaire",
- mélange de miels provenant tous de pays hors communauté : "miels .. extra communautaire",
- mélange de miels provenant à la fois de pays de la communauté, et de pays extra communautaires : "miels .. intra / extra communautaire".
Tout opérateur pourra être plus précis s'il le souhaite. (Cette position est applicable à de multiples productions agricoles.)
Dans ces démarches, nous demandons à la Commission européenne et à nos ministres qui auront la responsabilité de signer le décret d'application, de tirer les leçons des derniers événements alimentaires, et d'arrêter de fuir leurs responsabilités, en espérant que les règles mondiales de l'O.M.C. via le Codex Alimentarius viennent les dispenser d'écrire les règles propres à la protection des consommateurs et apiculteurs européens.
Pour la coopérative FRANCE-MIEL, adhérente à la F.N.C.A.F.,
A. DUCLOZ
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