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Une production apicole sinistrée : l'apiculture, touchée en plein vol

Argumentaire pour la manifestation nationale des 23, 24 et 25 octobre 2000 à Cormery en France devant l'usine Bayer

Coordination des Apiculteurs de France


punaise.gif (183 octets)1. L’apiculture : une situation catastrophique, vers la fin ...

L’essor de la culture de tournesol en France depuis les années 84 / 85, aura permis à de très nombreuses exploitations apicoles, de se maintenir, voire de se développer dans un contexte économique à priori peu favorable.

En effet, les prix payés au producteur français de miels basiques (miels toutes fleurs ou miels de culture, tels que : colza, tournesol, luzerne), rejoignent nécessairement les cours très bas des miels d’importation : ces derniers sont souvent produits à moindre coût dans ces régions du monde disposant d’une main d’œuvre très peu rémunérée et de ressources mellifères plus abondantes sous des climats plus propices.

Cependant, les rendements importants et stables sur la miellée de tournesol, non seulement avaient permis de produire à des prix de revient supportant la concurrence avec tout miel d’importation, mais également avaient-ils généré une intense activité commerciale à l’exportation : ainsi peut-on comprendre l’engouement des pays nordiques de l’ Union Européenne pour ces miels de tournesol français, d’autant mieux que - qualitativement - ces miels étaient reconnus comme excellents.

Ces perspectives intéressantes en termes de production et de commercialisation avaient suscité de nouvelles installations en apiculture (surtout des jeunes ), tandis que les apiculteurs en place s’empressaient d’augmenter leur cheptel apiaire et d’adapter leurs outils de production, de façon à tirer le meilleur parti possible de la nouvelle donne. En conséquence de quoi -et en dehors des investissements lourds en immeubles et en véhicules-, c’est l’économie de toute la filière qui profita : négoce du miel, vente de fournitures, conception de nouveaux matériels, développement de nouveaux produits à base de miel.

L’augmentation du cheptel apiaire en zone de grandes cultures, y aura d’autant mieux assuré les besoins en insectes pollinisateurs, déjà très majoritairement assouvies par l’abeille domestique. Hors période de floraison de ces cultures de colza, tournesol et luzerne, ni les arboriculteurs, ni les multiplicateurs de semences, ni les producteurs de petits fruits n’auront eu à se plaindre de ce surplus en colonies d’abeilles, ni le citoyen pour qui la présence accrue de l’abeille dans ces vastes régions à vocation agricole, devait signifier un facteur favorisant la biodiversité, déjà très attaquée par l’activité humaine.

Depuis 1994 pour les apiculteurs du Centre de la France, (en 1995 ou 1996 dans les autres régions, il est constaté en tout début de la miellée de tournesol, des dépopulations brutales et massives des colonies d’abeilles.

Une colonie amoindrie engendre nécessairement une récolte moindre. D’année en année, ce phénomène de fonte des colonies, n’a eu de cesse de s’accentuer, ce qui donc devrait pouvoir se vérifier par des niveaux de production ou de rendements à la ruche évoluant de mal en pis.

Et en effet, les chiffres communiqués par les deux principales coopératives apicoles - Coopérative France-Miel (Mouchard - 39) / Coopérative Apicole des Charentes et du Poitou (Surgères - 17) -, traduisent une chute de leur collecte en miels de tournesol entre 1995 et 1999, de l’ordre de 50 %. De même que l’expertise comptable réalisée par la Chambre d’Agriculture des Deux-Sèvres sur un échantillon de 4 exploitations professionnelles, illustre la dégradation des chiffres de production en miel de tournesol (voir graphiques X et documents Y annexés ).

Jusqu’à l’apparition du phénomène de fonte des colonies sur miellée de tournesol, les exploitations travaillant en zone de grandes cultures, réalisaient de 70 à 90 % de leur production globale de l’année, sur le tournesol ! Si les cours du miel de tournesol ont connu depuis 4 ans une embellie certaine, ceux-ci n’ont jamais été de taille à compenser les pertes importantes en termes de rendement. Pire ! Parallèlement au phénomène de dépopulation en Juillet/ début Août, les apiculteurs déplorent des pertes hivernales jamais rencontrées auparavant (traditionnellement de 5 à 10 %, on est passé actuellement à des taux de perte allant de 20 à 40 % !)

Dans ces conditions de production engendrant des baisses de chiffres d’affaires et des charges accrues, nombreuses sont les exploitations en zone de grandes cultures où la rentabilité est désormais compromise, au point de ne plus nourrir sa famille d’exploitants, voire même de la rapprocher inexorablement de la situation de dépôt de bilan. Par voie de conséquence, c’est l’ensemble de la filière apicole qui pâtit.

punaise.gif (183 octets)2. Abeilles et pesticides : des liaisons dangereuses.

Depuis un siècle, l’homme a de plus en plus recours à des pesticides. Le souci de protéger ou de privilégier la culture et l’importance de la surface agricole, font que l’agriculture est de loin, le plus gros utilisateur de pesticides (insecticides, herbicides, fongicides, acaricides, etc.)

Depuis les années 40, d’épais tapis d’abeilles mortes devant en dans la ruche, ou pire : des colonies complètement anéanties en l’espace de quelques jours, viennent de temps à autres rappeler à l’apiculteur qu’en général - et certainement pour les molécules plus vieilles - l’insecticide n’est pas sélectif : l’abeille est certes un insecte utile, mais elle n’est pas pour autant mieux armée contre l’intoxication létale par celui-ci, car elle demeure insecte. Notons que de manière générale, les produits dits herbicides, fongicides, acaricides, aphicides, ont une action insecticide : tout n’est qu’une question de dose ou de voie de contamination.

Des molécules neurotoxiques ont été développées surtout ces 3 dernières décennies, lesquelles pour peu qu’elles soient épandues dans des conditions de moins bonne pratique agricole ou pour des usages ou des dosages non-homologués, ou malgré leur épandage dans des conditions de bonne pratique agricole et pour des usages et des dosages homologués, pour peu que les études préalablement à l’homologation n’aient pas été suffisamment pertinentes, provoquent des hémorragies d’abeilles ou des affaiblissements dans la colonie qui y a été exposée, sans pour autant se traduire par de très nombreux cadavres d’abeilles aux abords du rucher.

On parle alors des effets sublétaux d’un pesticide neurotoxique, lesquels tout en ne s’accompagnant pas d’une mortalité visible dans les quelques heures consécutives à la contamination, se trahissent par des symptômes plus sournois et plus complexes, relevant du " comportemental ".

Ces symptômes comportementaux de l’intoxication sublétale, sont multiples: à des doses extrêmement faibles, certains pesticides neurotoxiques, ou familles de ces pesticides, affectent le comportement de la reproduction et du nourrissement, d’autres le comportement de l’oviposition. D’autres encore influent sur la locomotion (découplage des muscles de vol gauche et droit ou difficulté d’effectuer un vol à contre-vent) ou affectent une fonction aussi essentielle dans la colonie d’abeilles que celle de la communication entre les individus qui la composent.

Depuis 4 à 6 ans en début de miellée sur tournesol, - en absence de mortalité anormale aux abords de la ruche -, on observe chez la butineuse, des signes d’un comportement aberrant :dans le champ de tournesol, un travail de butinage sur fleur, inefficace ou inexistant, entrecoupé de trop longues périodes de repos ou d’interminables séances de toilettage et de grattage. Des abeilles présentes hors zone d’intérêt de la plante ou à même le sol, sont frappées d’asthénie: Leurs prédateurs ont beau jeu ! devant les ruches : de très fréquents ratages d’envol ou de rentrée. Une effervescence inhabituelle aux entrées de ruches : filtrages excessifs et agressivité anormale.

Il est raisonnable de rapprocher ces symptômes avec la fonte massive des populations, ainsi qu’ avec le dérèglement profond et subit de l’activité globale de la colonie : ce qui reste de la colonie, essaie de se réorganiser, notamment de se reconstituer (toutes les énergies vont vers l’élevage).

La symptomatologie chez la butineuse en début de miellée sur tournesol admettait la corrélation entre la dépopulation de la colonie et l’intoxication sublétale par de petites doses d’un neurotoxique.

Dans la mesure où, en 1997, plus de la moitié des semences de tournesol était traitée GAUCHO, formulation de la matière active neurotoxique imidaclopride (Sté BAYER ) - et que son introduction sur tournesol a coïncidé avec le début du problème apicole, il fallait considérer le traitement GAUCHO, comme cause probable du phénomène de dépopulation.

punaise.gif (183 octets)3. Le dossier GAUCHO.

Au départ, la substance active " imidaclopride " s’annonce comme suit : premier insecticide du sol systémique, appliqué en traitement de semences (= GAUCHO ). Neurotoxique, il " agit tant par contact que par ingestion, sur le système nerveux en maintenant l’influx nerveux, causant mort de l’insecte par tétanie ". Il présente un large spectre d’efficacité : ravageurs du sol et insectes piqueurs-suceurs. Même appliqué sur la seule semence, il sera présent tout au long du cycle de la plante, grâce à sa persistance, ainsi que dans toutes les parties de la plante, grâce à sa systémie remarquable (= capacité d’être véhiculé par la sève ). Il est réputé très toxique pour l’abeille, or dans sa formulation GAUCHO, il n’était pas supposé contaminer pollen et nectar, susceptibles être butinés à la floraison de la culture.

Le GAUCHO est homologué en traitement de la semence de betterave, de maïs, de toutes les céréales à paille et de tournesol.

L’imidaclopride connaît d’autres formulations en France : CONFIDOR en pulvérisation sur les principaux fruitiers, POLYAXE (horticulture), ADVANTAGE (puces chien et chat)

Les principales étapes et les études diverses caractérisant la recherche des effets possibles sur les abeilles, suite à des traitements GAUCHO sur semences de tournesol.

Le 13 Août 1999, le Gouvernement hollandais, décide de retirer toutes les autorisations en plein champ de l’imidaclopride à partir du 01 janv. 2000. Les raisons invoquées : une persistance dans les sols bien trop longue eu regard des normes européennes, une toxicité intolérable vis à vis des oiseaux (1 semence traitée de betterave ingérée par un oiseau de la taille d’un passereau, le fait à coup sûr trépasser), une toxicité vis à vis de l’abeille non conforme aux Principes Uniformes. BAYER bloque le processus notamment en submergeant l’Administration hollandaise de " nouvelles données scientifiques " : décision attendue le 01 Nov. 2000.

Il semble acquis que la France ait été le seul pays à travers le monde, à autoriser le GAUCHO sur tournesol : il est troublant de constater que les apiculteurs français étaient au départ aussi les seuls à annoncer de graves problèmes de fonte de colonies en zone de grandes cultures.

Récemment, des apiculteurs en Espagne, en Italie, dans quelques états des E.U., rencontrent des problèmes ne pouvant s’expliquer autrement que par l’intoxication sublétale causée par l’imidaclopride, très présent notamment dans les maïs traités GAUCHO : l’abeille butine le maïs pour son pollen.

punaise.gif (183 octets)4. L’état des connaissances sur la relation GAUCHO - abeilles en date du 15 Oct. 2000.

S’il est vrai que certains rapports d’études commandées en Janv. 1999, par M. le Ministre J. Glavany, soit ne sont pas encore émis ( Rapport N° 4 du CNRS / Orléans - Dr. Bonmatin : résidus dans pollen, nectar et miel ), soit n’ont été réservés qu’à un public trié sur le volet (les rapports de BAYER et du CETIOM), il est néanmoins possible de proposer un bilan.

Les analyses de résidus effectuées par le CNRS/Orléans confirment les résultats et les hypothèses fortes de 1998 ou révèlent :

Les effets biologiques sur l’abeille sont rapportés comme suit :

punaise.gif (183 octets)5. Quelques questions à l’issue de ce bilan.

Ne serait-ce une grave erreur de ne pas vouloir corréler les effets toxiques sublétaux de l’imidaclopride à partir de quelques ppb. en conditions de laboratoire, avec le phénomène de dépopulation des ruches sur le terrain, sachant que l’imidaclopride y est biodisponible à hauteur de ces quelques ppb.?

On a pu lire ces jours : " Le sort du GAUCHO risque de se jouer à quelques ppb. près." Remarquons que l’évaluation du risque d’un pesticide en matière de santé humaine, applique des facteurs de sécurité de 100, aux résultats les plus contraignants issus d’études toxicologiques sur cobayes (rat, souris, chien, chat, lapin) pour arrêter les niveaux d’exposition tolérés. Il paraît en effet normal que l’homme bénéficie de ces égards, d’autant plus que l’évaluation du risque toxicologique, n’appartient pas au domaine des sciences exactes. Toutefois à en croire Albert Einstein, l’homme ne survivrait qu’à peine à l’abeille " Plus d’abeilles, plus de pollinisation, plus d’herbe, plus d’animaux, plus d’hommes."

Ne serait-il de toute manière pas sage que d’appliquer aux résultats d’études toxicologiques de laboratoire sur abeilles, et afin de tenir compte des différences génétiques entre souches, un coéfficiënt de sécurité supérieur à 1, pour fixer la limite tolérable de la biodisponibilité ?

Est-ce que GAUCHO, aussi traitement préventif contre les pucerons ne posant problème qu’une année sur six, est compatible avec le concept de " l’agriculture raisonnée " ?

L’abeille est considérée comme un indicateur fiable de l’état de santé de l’environnement : s’il est désormais incontestable que l’imidaclopride disponible dans la nature, constitue un danger pour l’abeille, cela ne doit-il pas suggérer que d’autres insectes utiles sont agressés ?

Si avec l’abeille domestique, d’autres insectes auxiliaires étaient agressés, cela ne pourrait-il pas mener à des carences de pollinisation ou à des manques en prédateurs de nuisibles ?

La trop longue persistance dans les sols de l’imidaclopride, ajoutée à ses usages fréquents et multiples, fait craindre pour son accumulation et celle de ses métabolites dans les sols .

L’extrême toxicité de l’imidaclopride pour les lombrics a été mise en évidence, notamment par l’ACTA : selon BAYER, les populations se reconstitueraient après 6 à 9 mois.

Dans ces conditions, ne faut-il pas craindre pour la survie des lombrics, indispensables agents pour le façonnage des terres et dans le développement de sa masse microbienne ?

La suspension de GAUCHO sur tournesol depuis 2 ans, a permis à une plus récente molécule, le FIPRONIL (Rhône-Poulenc, désormais Aventis), de s’imposer. Pour tournesol, FIPRONIL se décline sous forme de : traitement de la semence (=Régent); micro-granulés (+ aldicarbe = Trident); pulvérisation sur sol nu (=Schuss).

Les apiculteurs observent que là où les tournesols sont souvent traités Régent, les abeilles vont mal (séquences filmées disponibles) dès que les tournesols commencent à mieller.

Le rapport des études de terrain réalisées en 1999 par Dr. M.E. Colin (INRA-Avignon), constate que les abeilles ont un comportement de butinage moins efficace et moins conforme à la normalité, sur tournesols traités Régent, comparativement à des tournesols biologiques. Le FIPRONIL est pour ce qui concerne sa toxicité aiguë pour l’abeille, recensé comme étant au moins aussi toxique que le GAUCHO. Le FIPRONIL est présent dans la plante et est très persistant dans les sols.

punaise.gif (183 octets)6. Homologation et réglementation.

En France, la réglementation sur l’emploi des insecticides date de 1943. Elle a connu depuis de nombreux aménagements et modifications.

L’imidaclopride a obtenu une première autorisation provisoire de vente en 1991 pour le traitement de la semence de betterave (GAUCHO / betterave), à l’issue d’un examen par la Commission des Toxiques, chargée d’évaluer la toxicité du produit et d’un examen par le Comité d’Homologation, chargée d’évaluer l’efficacité du produit.

Le dossier de demande d’homologation de GAUCHO, sous le chapitre " toxicité envers les organismes non-cibles / les abeilles ", ne mentionne rien d’autre que la D(ose)L(éthale)50 permettant de classifier l’imidaclopride comme très toxique pour l’abeille. L’homologation a été octroyée pour 10 ans par le ministre de l’agriculture. Logiquement, le GAUCHO devrait donc être ré-examiné en réglementation nationale courant 2001, si toutefois le fabricant BAYER désirait poursuivre sa vente : dans ce cas, BAYER aurait déjà dû le signifier à l’Administration.

L’imidaclopride, étant sur le marché avant le 25 juillet 1993, n’a provisoirement pas eu à être évalué à travers la directive européenne 91/ 414 et n’est donc pas vraiment inscrit sur la liste positive européenne, condition sine qua non pour pouvoir être formulé dans un des pays de l’U.E. (une dérogation a été donné pour ces substances antérieures au 25 juillet 1993).

Il semblerait que l’imidaclopride est inscrit pour examen sous cette directive, en l’année 2003. Pour diverses raisons autres que des considérations sur l’abeille, il est improbable que l’imidaclopride passera l’examen de la directive 91/ 414..

L’évaluation du risque pour l’abeille, repose sur des épreuves ne considérant que la toxicité aiguë : il n’est donc pas étonnant que les effets sublétaux n’aient jamais été répertoriés avant les études évoquées ci-haut.

punaise.gif (183 octets)7. S’appuyant sur les acquis et les arguments repris ci-haut, les apiculteurs estiment qu’ils sont en droit de demander :

  • le retrait définitif de tous les produits formulés à partir de l’imidaclopride.

  • la suspension, en application du principe de précaution, de tout produit formulé à partir du fipronil d’Aventis

  • la révision des procédures d’homologation, eu regard de la protection de l’abeille. Une attention particulière devrait être apportée au développement et à la conception d’épreuves toxicologiques capables de révéler le cas échéant, tout effet préjudiciable à l’activité globale de la colonie et à l’état de son couvain, ainsi qu’à la survie de l’abeille individuelle.

  • Le 15 octobre 2000

    La Coordination des Apiculteurs de France

    (SNA, SPMF, UNAF, FDSEA 79, FDSEA 85)


    ENQUETE MIEL DE TOURNESOL - RESUME

    Suite à une chute importante de production de miel sur tournesol, une enquête portant sur les quantités récoltées a été entreprise en Deux-Sèvres par la Chambre d’Agriculture suite à la demande du Syndicat des Apiculteurs.

    Quatre apiculteurs ont été retenus. Ceux-ci possèdent environ 10 % du nombre de ruches répertoriées en Deux-Sèvres (2 500 contre 20 000 présentes).

    Les chiffres portent sur les années 1992 à 1999.

    Aux dires de tous, des emplacements de ruchers sont devenus improductifs, soit dès 95/96, année de mise en culture du GAUCHO, soit entre 96 et 99. Les secteurs de plaine semblent les plus concernés. Les miellées produites sur d’autres cultures ne posent pas à ce jour de question.

    Pour la période 92/93, trois exploitations sont prises en compte. Pour 94/95 quatre exploitations.

    Résultats (récolte tournesol)

    Année

    Nombre de ruches

    Production totale (kg)

    Production ruches (kg)

    92

    710

    29 458

    41.5

    93

    801

    35 331

    44.0

    94

    1 146

    90 011

    42.0

    95

    2 331

    87 808

    38.0

    96

    2 462

    52 615

    21.0

    97

    2 467

    59 535

    24.0

    98

    2 670

    59 298

    22.0

    99

    2 760

    56 270

    20.0

    TOTAL

    16 333

    470 326

    29.0

    Moyenne

         

    92/95

    5 988

    242 608

    40.5

    96/99

    10 345

    227 718

    22.0

    - 46 % !

    Chez ces exploitants, une perte moyenne de 215538 kilos de miel est constatée, ce qui représente une baisse de chiffre d’affaires de 2 550 456 F. si l’on prend le cours du miel à 12 F./kilo.


    COOPERATIVE APICOLE OF CHARENTES AND POITOU

    TABLE SHOWING: SUNFLOWER HONEY YEARLY HARVEST TOTALS SINCE 1995

    YEAR  VOLUME (kg.)
    1995  1 000 893
    1996  1 109 950
    1997  638 727
    1998  637 446
    1999  500 000

    COOPERATIVE FRANCE MIEL

    *For 1999, Figures based on expected supplies from information supplied to Co operative by beekeepers.

    TREND OF SUNFLOWER HARVESTS 1988 - 1999

    The Co-operative France-MIEL, created in 1958, has at its disposal significant data on the trends of different varieties of honey. These figures are informative, since the beekeepers are committed to supply the totality of their annual harvests to the Co operative, which has in turn a laboratory specialising in the floral determination of the supplied honeys.

    Due to this fact, the amount harvested determined as sunflower honey corresponds to precise technical criteria.

    The Co-operative collects on average 2 000 tonnes of French honey per year, a third of which is sunflower


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