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Gharb - La première région apicole du Maroc
Article présenté à l’APIMONDIA à l’occasion de son XXXVIème Congrès tenu à
Vancouver-Canada du 12 au 18 septembre 1999

Par BELKADI Noureddine
ORMVA DU GHARB-MAROC
Email : Belkadi1@yahoo.com
Fax : 212- 7-37-43-86


punaise.gif (183 octets)AVANT-PROPOS
Présentation de la région du Gharb

- Situation géographique

La plaine du Gharb est située au Nord-Ouest du Maroc et couvre une superficie géographique totale de 616.000 Ha dont 388.000 Ha de superficie agricole utile.

- Climatologie

Le climat est de type méditerranéen avec une influence océanique.

Le gradient pluviométrique Est-Oust varie entre 450 et 530 mm dont 80% sont concentrés entre le 15 octobre et 15 avril .Le reste de l’année est caractérisé par une absence quasi totale des précipitations.

- Equipement hydro-agricole

Sur la S.A.U. (Surface Agricole Utile) totale de 388.000 ha , 250.000 sont irrigables dont plus de 100.000 ha sont actuellement irriguées


I / FLORE MELLIFERE DU GHARB

  La région du Gharb a été considérée depuis longtemps comme la 1ère région apicole du MAROC, en raison de ses conditions climatiques favorables conjuguée à la présence d'une flore mellifère abondante et diversifiée composée des forêts, des plantations et de cultures annuelles.

I.1 - Forêts

La forêt couvre une superficie totale de l'ordre de 120.000 ha dans la région du Gharb dont la grande partie présente un intérêt apicole.

La forêt à essence mellifère est constituée par les plantations d'Eucalyptus et par la forêt naturelle.

a- Forêt d'Eucalyptus

Les premières plantations d'Eucalyptus dans le Gharb datent des années 1920. Elles sont destinées essentiellement à l'approvisionnement de l'usine de la cellulose de Sidi Yahya.

Néanmoins, cette forêt dont la superficie totale dépasse les 80.000 ha, offre la principale source de nectar et de pollen pour l'apiculture.

Comme le traduit le tableau ci-après, cette forêt comporte une gamme variée d'espèces dont les périodes de floraison sont différentes. Ceci permet d'avoir des ressources mellifères durant une bonne partie de l'année.

  Deux espèces (E. camaldulensis et E. gompho cephala) constituent l'essentiel de la forêt d'Eucalyptus exploitée à des fins apicoles (soit 91 % de l'ensemble). 

Espèces

Sup. (Ha)

Période des floraisons

¨ Camaldulensis
¨ Gompho cephala
¨ Grandis- Saligner
¨ Cladocalyx
¨ Sideroxylon

¨ Divers

68.000
11.200
4.600
1.800
600
800

janvier àjuin, octobre à décembre,
août à octobre-novembre
juin à septembre
novembre à janvier
-

Total

87.000

-

Source : (Service des Eaux et Forêts - Kénitra)

b- Forêt naturelle

Elle est constituée essentiellement de chêne liège et couvre une superficie d'environ 40.000 ha.

Ses floraisons précoces (janvier jusqu'au début de printemps) en produisant des quantités importantes de pollen, favorisent le développement des colonies et les préparent ainsi à une bonne exploitation des floraisons de printemps et été.

I.2 - Plantations

Elles sont de 24.000 ha dont les agrumes constituent 17.000 ha. La période de floraison de ces derniers s'étale du 15 Février jusqu'à la fin de Mars. En général, l'exploitation de l'eucalyptus (E. camaldulensis) est précédée par le dépôt de rucher dans les plantations d'agrumes.

I.3 - Les cultures annuelles

Parmi les plantes mellifères annuelles existantes dans le Gharb, on peut citer le bersim et le tournesol. Leur superficie moyenne respective durant les 3 dernières campagnes est de 20.000 ha et 50.000 ha. La période de leur floraison est le mois de Mai pour le bersim et Juillet-Août pour le tournesol.

On peut déduire que le Gharb, par sa flore mellifère très riche, offre une disponibilité en pollen et en nectar tout au long de l'année.

II / CHEPTEL APICOLE ET PRODUCTION DE MIEL

II.1 - Race exploitée

Parmi les 3 races d'abeilles existantes au MAROC (Apis mellifica intermissa, major et sahariensis), la race la plus rencontrée dans la région du Gharb est Apis mellifica intermissa (DAOUDI et MOHSSINE, 1987).

II.2 - Importance du cheptel apicole

a- Evolution

Le tableau suivant décrit l'évolution du cheptel apicole entre 1986 et 1998 :

 

Année

Apiculture moderne

Apiculture traditionnelle

Total

Nombre apiculteurs

Nombre ruches

Nombre apiculteurs

Nombre ruches

Nombre apiculteurs

Nombre ruches

1986

1993

1994

1995

1996

1997

1998

220

522

517

541

569

613

813

25.777

47.200

51.800

42.400

50.600

54.800

59.200

721

364

281

391

277

418

320

25.303

14.400

11.900

7.600

6.150

6.040

7.420

941

886

798

932

846

1031

1133

51.080

61.600

63.700

50.000

56.750

60.840

66.620

L'examen de cette évolution peut ressortir ce qui suit :
la modernisation de l'apiculture dans le Gharb : le nombre d'apiculteurs a été multiplié par 3.7 et celui des ruches modernes par 2.3 entre 1986 et 1998
L'apiculture traditionnelle a accusé un grand recul dans la région. Aussi la diminution a été de 57 % et 69 % respectivement pour le nombre d'apiculteurs et le nombre de ruches entre 1986 et 1998. La cause principale de cette diminution trouve son explication dans la varroase (maladie parasitaire) qui a causé de grands dégâts sur le secteur traditionnel.
La taille du rucher a subi une diminution : elle est de 73 unités pour le secteur moderne et 23 pour le secteur traditionnel en 1998 contre 117 et 35 respectivement en 1986.

b- Place du Gharb au niveau national

Pour situer la zone du Gharb par rapport à l'ensemble du MAROC, le tableau suivant nous renseigne sur son importance :

Année Apiculture moderne Apiculture traditionnelle
Nombre apiculteurs Nombre ruches Nombre apiculteurs Nombre ruches

1986

¨ Gharb

¨ National

¨ Part-Gharb

 

220

558

40 %

 

25.777

65.677

40 %

 

721

24.216

3 %

 

25.303

282.283

9 %

1998

Gharb

National

Part-Gharb

 

813

1.600

51 %

 

59.200

80.000

74 %

 

320

25.400

1 %

 

7.419

320.000

2 %

Il en découle que :
La zone du Gharb connaît un développement important en apiculture moderne: sa part au niveau national en nombre de ruches est passée de 40 % en 1986 à 74 % en 1998 et parallèlement, l'importance respective en nombre d'apiculteurs est passée de 40 % à 51 %.
L'apiculture traditionnelle a vu son activité se réduire avec le temps : la part du Gharb en nombre d'apiculteurs est passée de 3 à 1 % entre 1986 et 1998, et en nombre de ruches entre 9 et 2 % respectivement.

II.3 - Production de miel estimée

Années

1986

1992

1993

1994

1995

1996

1997

1998

Production de miel (en Tonnes)

373

1.666

625

702

704

814

1247

676

Kg/ruche

¨ Moderne

¨ Traditionnelle

 

12,0

2,5

 

25,0

6,0

 

12,0

4,0

 

12

5,0

 

17

4,5

 

15,1

3,8

 

15,11

5,10

 

11

0

Part Gharb / Production Nationale

14 %

58 %

23 %

23 %

23 %

23 %

27%

19%

  De ce tableau, on peut déduire ce qui suit :
La production du miel record a été enregistrée pour le Gharb en 1992 (1666 tonnes) moyennant un rendement moyen très performant en miel par ruche moderne soit 25 kg.
Le rendement en miel par ruche est en moyenne(durant les 7 dernières années) de 15 pour la ruche moderne et de 5 pour la ruche traditionnelle.
La part du Gharb dans la production nationale en miel est passée de 14 % à près de 27 % entre 1986 et 1998 en passant par le maximum enregistré en 1992 soit 58 %.
Depuis l’année 1993 à 1998 ( à l’exception de 1997) , la production en miel est maintenue à un niveau faible autour de 700 tonnes suite à une diminution de rendement en miel(voir figures en page suivante). Ceci s'explique par les conditions climatiques de sécheresse très sévère qui ont conduit en 1993 et 1994 à une exploitation limitée de la forêt et des plantations d'agrumes (chergui, chute de boutons floraux, faible production de pollen et nectar).Après ces années et jusqu’à ce jour , on assiste à un changement climatique qui a engendré une perturbation sur la flore mellifère .

gharb_1.jpg (9424 octets)
Evolution des rendements par type de ruche


gharb_2.jpg (8664 octets)
Evolution de la production de miel

III / ACTIONS DE DEVELOPPEMENT DU SECTEUR APICOLE

L'encadrement et le suivi du développement du secteur apicole ont été assurés à plusieurs niveaux :

  1. Au moyen de l'organisation professionnelle par notamment, la création de coopératives apicoles et de l'association régionale d'apiculteurs.
  2. Par l'encadrement sanitaire adéquat et essentiellement par la lutte contre la varroase.

III.1 - L'organisation professionnelle en apiculture

La production du miel était très importante, son écoulement a toujours posé des problèmes en raison de l'absence de la structure organisée de commercialisation, de conditionnement et d'étiquetage pour identification du miel.

C'est pourquoi, il s'est avéré nécessaire d'organiser le secteur en coopératives dont deux principaux objectifs sont fixés :

  1. La production et la commercialisation du miel.
  2. La vente du matériel apicole et produits de la ruche.

Ainsi le Gharb compte actuellement 15 coopératives groupant au total 100 apiculteurs soit 12 % de l'ensemble du secteur moderne. L'évolution de leur création a été la suivante :

Année de création

Nombre de
coopératives créées par période

Avant 1990
1991-95
1996-98

4
3
8

Il y a lieu de signaler que 9 autres coopératives apicoles sont en cours de création pour un effectif de 70 apiculteurs , ce qui porterait le nombre d’adhérents aux coopératives à 170 soit 21% de du total des apiculteurs modernes .

Parallèlement à la constitution de ces coopératives, l'organisation professionnelle du secteur s'est poursuivie par la création en 1990 d'une "Association des Apiculteurs du Gharb" (ASAPIG). Les raisons de sa création ont été les suivantes :
Absence d'un cadre régional regroupant la profession, en vue de défendre leurs intérêts.
Déclaration de la zone du Gharb comme zone contaminée de varroase, a induit le groupement des apiculteurs pour une lutte généralisée en commun contre ce fléau.
Besoin de la profession d'organiser des manifestations d'ordre commercial par des ventes promotionnelles du miel.

Il y a lieu de noter que l'association a pu s'acquitter très bien de ses tâches et en l'occurrence sa participation active à la lutte généralisée contre la varroase en collaboration avec le Service de l'Elevage de l’ORMVAG.

Cette association a connu un gel dans ses activités pendant quelques années pour reprendre son travail sous un nouveau nom : l’ARAPIG : Association Régionale des Apiculteurs du Gharb et avec un nouveau champ d’activités à savoir :
Elevage et production des reines sélectionnées .
Formation pratique des apiculteurs , des fils d’agriculteurs et des stagiaires.
Expérimentation sur la lutte contre la varroase et autres maladies de l’abeille en collaboration avec le Ministère de l’agriculture et les établissements de recherche .
Production de la cire gaufrée et de sa commercialisation au profit de ses adhérents et autres apiculteurs.

Tout ceci a été rendu possible grâce à la cession de à cette association d’une station apicole étatique par l’ORMVAG .

III.2 Lutte contre la varroase

Dans ce cadre et afin d’étudier l’efficacité des différents produits existants au Maroc sur le cheptel apicole de la région avant de les diffuser auprès des apiculteurs, l’ORMVAG a financé une étude à ce sujet qu’il a confiée à l’Institut Agronomique et Vétérinaire Hassan II .Cette étude s’est déroulée en 1991 sur le rucher de la station apicole de l’ORMVAG .

En effet 4 produits acaricides ont été étudiés à savoir :
Le Périzin à base de Coumaphos à la solution de 3.2% (dilution à raison de 10 ml dans 490 ml d’eau)
L’Apistan sous forme de lanières contenant 0.57 g du principe actif : Fluvalinate
Le Klartan même principe que l’Apistan, a été utilisé sous forme d’inserts imbibés dans la solution
Le Taktic : à base de d’Amitraze à 12.5% a et expérimenté sous 2 formes :
En fumigation ( 5 ml de produit répartis entre deux lanières en bois
En aérosol(après sa dilution à 4%) moyennant l’utilisation d’un furet .

Les principaux résultats ont abouti à une efficacité selon les produits comme suit :
Taktic pur  : 92.6%
Klartan : 91%
Apistan : 86.7%
Taktic aérosol : 80.4%
Périzin : 60.9%

Par ailleurs et depuis les 1ères enquêtes de dépistage de cette maladie (Novembre 1988 et Août 1989), qui ont révélé l'existence de la varroase au sein des ruches avec des degrés d'infestation non négligeables, l'ORMVAG organise et exécute des campagnes de traitement contre cette parasitose, menées en concertation et collaboration étroite avec la profession représentée par l'Association des Apiculteurs du Gharb (ASAPIG).

Le tableau ci-après traduit les données de ces campagnes annuelles de traitement :

Année ou campagne

Période de traitement

Nbre apiculteurs touchés

Nbre ruches traitées

Produits utilisés

Modernes Tradition.
  • 1989

 

  • 1990

 

  • 1991-92
  • 1992-93
  • 1993-94
  • 1995
  • 1996
  • 1997
oct - nov.

 

Hiver

nov-déc-.

déc.Jan

déc-jan-fév.

déc-jan-fév.

Automne

Automne

Automne

269

 

332

372

360

176

315

-

-

-

33.624

 

38.359

52.786

50.154

12.534

21.560

12035

14580

2846

2.459

 

8.462

8.623

-

45363

 -

-

-

-

Amitraze à 12%Taktic Furet) " " + inserts Taktic

"

"

Apistan+Taktic

Apistan

Apistan

Apistan

A travers les données de ce tableau, les constatations suivantes peuvent être faites :
Depuis la déclaration officielle de la varroase en 1989 jusqu'à l'année 1993, la quasi-totalité du secteur moderne a été traitée et selon les années, jusqu'à un maximum du tiers du secteur traditionnel a été touché. Ces traitements ont été réalisés à base l'inserts en peupliers imprégnés dans le "Taktic".
A partir de 1994 ,l’Apistan a fait son entrée au Maroc et a commencé à être vulgarisé par les services du Ministère . Cependant, étant donné son prix jugé très cher (20 Dh par lanière), et comme le Taktic, après avoir fait sa preuve , a commencé à connaître une diminution de son efficacité (suite à une résistance des abeilles) , les apiculteurs ont introduit le traitement à base du Klartan ( importé clandestinement ayant le même principe actif que l’apostant) . Actuellement , les apiculteurs pratiquent 2 à 3 traitements par an pendant fin été (après la mille) et fin automne à base de Taktic et du Klartan et ce d’une façon alternée . De même quelques expériences particulières ont été menées individuellement par des apiculteurs sur l’introduction de l’acide formique comme produit de traitement mais avec des méthodes non appropriées. Ce qui témoigne du niveau de sensibilité et de connaissance de l'apiculteur sur cette parasitose et sur les dégâts que cela cause. Il y a lieu de signaler qu’un nouveau produit de bayer intitulé Bayvarol à base du Fluxmètre et sou forme de lanières, vient de recevoir son homologation et sa mise sur le marché.

IV / CONTRAINTES DU DEVELOPPEMENT DU SECTEUR APICOLE

Le secteur apicole se heurte actuellement à un certain nombre de contraintes qui limitent son développement dont les principales sont les suivantes :
La pratique très faible de la sélection des ruches et de l’élevage des reines par ces apiculteurs ( une dizaine dans le Gharb) entraîne des rendements faibles, ajouté à cela les conditions climatiques défavorables enregistrés durant les 3 à 4 dernières années, caractérisées par une perturbation de la flore mellifère , et par conséquent du calendrier apicole y compris les transhumances.
L'aspect apicole dans le reboisement et création de certains espaces forestiers n'est pas toujours pris en compte, ce qui pourrait limiter l'exploitation des Eucalyptus à des fins apicoles.
La méconnaissance par nos agriculteurs sur le rôle joué par l'abeille dans la pollinisation, constitue une limite d'accès aux apiculteurs aux plantations notamment dans les vergers d'agrumes. Ceci a pour conséquence, une sous-exploitation des potentialités mellifères offertes par ces plantations.
La pratique du traitement de la varroase par des produits homologués ou non, et à des doses non maîtrisées, peut porter préjudice au cheptel apicole d'une part par sa résistance aux produit de traitement et à la qualité du miel produit (risque de présence de résidus, ..)
La concurrence déloyale du miel produit localement (prix de revient : 30 à 35DH/kg) et celui importé ou introduit d'une façon illégale de l’Espagne dont l’origine serait la Chine (prix arrivée Maroc : 15 à 20 Dh/kg) pose un problème d'écoulement et de commercialisation du produit marocain.
L’absence d’une structure professionnelle à l’échelle nationale groupant toutes les entités régionales existences ou en cours de création, laisse un vide de négociation et d’interlocutoire auprès du Ministère de l’Agriculture pour la mise en place d’une réglementation appropriée de la profession (en l’occurrence l’organisation de la transhumance) et pour l’opposition au lobbysme établi autour de la commercialisation du miel importé.

VI – PERSPECTIVES D’AVENIR

Toutes les actions à même de développer le secteur apicole au niveau de la région du Gharb ne peuvent s’articuler qu’autour d’une profession apicole organisée et solidaire aussi bien au niveau régional qu’au niveau national.

En effet, l’ARAPIG a un grand rôle à jouer dans les domaines suivants et ce en exploitant la station apicole de l’ORMVAG, comme plate-forme :
L’amélioration génétique apicole, en constituant un rucher d’élevage préalablement bien sélectionné et qui sera le moyen de production et de diffusion de reines très performantes auprès des apiculteurs, en plus de l’effort fourni individuellement par quelques uns.
L’initiation à des études de recherche en pathologie apicole et notamment dans la lutte contre la varroase en expérimentant de nouveaux produits et des méthodes appropriées de traitement.
L’encouragement des apiculteurs au renouvellement de leur cire qui est un facteur important dans l’amélioration des performances des ruches, et ce en produisant une cire de bonne qualité et à bon prix à partir d’une unité de gaufrage de la cire, dont l’acquisition par l’ORMVAG et sa cession à l’Association sont prévues au courant de l’année 2 000.
L’association se propose pour une contribution à l’amélioration du niveau de technicité des apiculteurs et à la formation de leurs fils au moyen de l’organisation de sessions pratiques et de visites technique documentées au niveau de la station qui dispose de locaux appropriés à cet effet.

Enfin , il y a lieu de signaler que l’association est en train de prendre les contacts nécessaires pour décrocher un cadre de partenariat contractuel ,tripartite avec le Ministère de l’Agriculture ( Direction de l’Elevage) et l’ORMVAG , par le biais duquel elle pourra financer la réalisation des 4 principales activités ci-dessus mentionnées.

Par BELKADI Noureddine
ORMVA DU GHARB-MAROC
Email : Belkadi1@yahoo.com
Fax : 212- 7-37-43-86

Article présenté à l’APIMONDIA à l’occasion de son XXXVIème Congrès tenu à Vancouver-Canada du 12 au 18 septembre 1999


L’ASSOCIATION REGIONALE DES APICULTEURS DU GHARB

A.R.A.P.I.G - MAROC

punaise.gif (183 octets)Siège social

Station apicole de Bouderra à Sidi Slimane , Province de Kénitra

punaise.gif (183 octets)Adresse

ORMVAG
BP 79
Kénitra
MAROC

Tel : (7)-37-72-83 ou 37-45-02
Fax : (7)-37-43-86
E-mail : Bouaddi1@caramail.com ou Belkadi1@yahoo.com

Nombre actuel d’adhérents : 45
Nombre de ruches possédées : 15.000 ruches modernes type Dadant
Date de constitution : 10 mars 1998 ( mais elle existait sous le nom de l’ASAPIG depuis 1990 date de la déclaration de la varroase au Maroc)
Objectifs
Défendre les intérêts de la profession et la représenter auprès de toutes les instances
Lutter en commun et d’une façon organisée et concertée avec les services du Ministère de l’Agriculture contre la varroase et d’autres maladies parasitaires
Organiser des manifestations d’ordre culturel , technique et scientifique pour améliorer le niveau de technicité et du savoir faire de l’apiculteur et également d’ordre commercial par l’organisation de foires apicoles , d’exposition de matériel apicole et ventes promotionnelles du miel.
Activités en cours

Depuis la cession de la station apicole de l’ORMVAG(*) à l’ARAPIG en juin 1999 , l’association projette de mener d’autres activités en plus de celles qui existaient déjà et qui vont lui permettre de jouer un rôle d’avant garde au profit du secteur apicole dans la région en exploitant ladite station comme plate-forme. Ces activités peuvent être énumérées comme suit :
L’amélioration génétique apicole, en constituant un rucher d’élevage préalablement bien sélectionné et qui sera le moyen de production et de diffusion de reines très performantes auprès des apiculteurs, en plus de l’effort fourni individuellement par quelques uns.
L’initiation à des études de recherche en pathologie apicole et notamment dans la lutte contre la varroase en expérimentant de nouveaux produits et des méthodes appropriées de traitement.
L’encouragement des apiculteurs au renouvellement de leur cire qui est un facteur important dans l’amélioration des performances des ruches, et ce en produisant une cire de bonne qualité et à bon prix à partir d’une unité de gaufrage de la cire, dont l’acquisition par l’ORMVAG et sa cession à l’Association sont prévues au courant de l’an 2 000.
L’association se propose pour une contribution à l’amélioration du niveau de technicité des apiculteurs et à la formation de leurs fils au moyen de l’organisation de sessions pratiques et de visites technique documentées au niveau de la station qui dispose de locaux appropriés à cet effet.

Pour ce faire et en vue de démarrer ces activités le plus tôt possible, l’association est en train de prendre les contacts nécessaires pour décrocher un cadre de partenariat contractuel tripartite avec le Ministère de l’Agriculture (Direction de l’Elevage) et l’ORMVAG .

(*) ORMVAG : Office régional de Mise en Valeur Agricole du Gharb


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