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Débat sur l'IGP instauré dans le bulletin
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Miels des Cévennes et du Haut Languedoc, pourquoi une demande d’IGP en
cours ? Le Groupement Qualité Miels et Produits de la Ruche du Languedoc Roussillon Réaction à la lettre de M. Saubot |
Qu’est ce qu’une IGP (Identification Géographique Protégée) ? C’est pour
favoriser la diversification des produits agricoles, promouvoir des produits
caractéristiques, en vue d’améliorer le revenu des agriculteurs, de fixer la
population rurale dans leur zone et d’informer clairement les consommateurs que
l’Union Européenne s’est dotée de la réglementation sur les IGP.
Pourquoi le miel et les apiculteurs ne se seraient pas concernés ?
Protection et promotion sont effectivement les maîtres mots de l’IGP, avec pour
conséquence, il faut le reconnaître, du travail et des contraintes. Mais
contrairement à ce que pensent certains, le jeu en vaut la chandelle.
Protection d’abord : la réglementation et le service des fraudes devraient
garantir le produit, l’adéquation à l’étiquette, la traçabilité... Mais les
services des Fraudes sont de moins en moins efficients, restrictions de budget
et de personnel obligent. Et les réglementations vont toutes dans le sens d’une
plus grande responsabilisation des agriculteurs.
Alors, quitte à ce que la profession fasse le travail elle-même, autant que cela
soit dans un cadre élargi avec reconnaissance officielle de la qualité de la
production et promotion en sus !!, c'est-à-dire sous signes officiels de qualité
qui garantissent des contrôles internes et externes par des organismes
certificateurs agréés.
Promotion ensuite : un apiculteur seul n’a pas les moyens de promouvoir à grande
échelle. Alors qu’un groupe structuré, engagé dans une démarche collective a
accès aux subventions des collectivités territoriales qui souhaitent mettre en
avant dans leur département ou leur région, des produits agricoles de qualité
reconnue.
La
mise en place d’un signe officiel de qualité (SIQO) coûte chère, c’est vrai :
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parce qu’il faut monter des dossiers argumentés, prouver la spécificité du produit, le savoir faire des apiculteurs, éventuellement le lien au terroir …cela prend du temps mais l’émergence des SIQO, mis en place par l’administration pour les producteurs de base est très largement aidée. Et puis durant toute cette phase de construction des cahiers des charges, la structuration régionale de l’apiculture progresse grâce aux échanges réguliers entre apiculteurs motivés ; |
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puis, lorsque l’homologation est acquise, les contrôles coûtent, tant en personnel qu’en analyses…Mais, en terme de gain pour l’exploitation, il ne faut pas occulter :
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Aujourd’hui, le miel se vend
bien, c’est la production qui pose des problèmes. Mais demain ? Qui peut prévoir
l’évolution des cours qui ne cessent de varier comme le montrent les 30
dernières années. Mettre en place un SIQO, c’est long, et les apiculteurs sont
plus disponibles pour la réflexion lorsque le marché se porte bien. Et encore,
dernièrement sur le marché du gros, les cours étaient plutôt sujets à la baisse
qu’à la hausse !!
La segmentation du marché s’adresse aussi aux miels : les rayons des GMS sont
pleins de miel de toutes provenances et de toutes qualités : vouloir identifier
les produits de qualité est tout à fait compréhensible. Le commerce du gros est
concerné et il existe des négociants prêts à jouer le jeu de la qualité reconnue
avec les apiculteurs !
Quant au commerce de détail, la qualification d’une exploitation sous SIQO est
une preuve supplémentaire pour le consommateur qu’il a raison de
s’approvisionner chez tel ou tel apiculteur.
Alors
pourquoi une IGP dans l’ensemble des Signes Officiels ?
Bref rappel sur les signes de qualité : en France et jusqu’à aujourd’hui, on
dispose de :
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Démarche collective " " |
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Démarche individuelle |
En Europe :
L’AOP qui met en avant le lien au terroir, et exige que la production, la
transformation et l’élaboration aient lieu dans l’aire géographique déterminée.
L’IGP qui protège la dénomination de vente d’un produit, originaire de cette
localisation et qui possède des caractéristiques propres dues à cette origine.
Chaque groupe d’apiculteurs qui souhaite valoriser sa production, sans en
laisser tous les bénéfices aux metteurs en marché, identifie le signe le plus
adapté à sa production. Prenons l’exemple des Miels des Cévennes et du Haut
Languedoc. :
Qui dit terme géographique, dit nécessairement AOC/ AOP ou IGP. Or l’IGP
autorise la transhumance alors qu’AOC l’exclut. Il nous parait évident que l’AOC
est adaptée à la Corse, espace fermé, elle ne l’est pas à notre région, d’autant
que ces démarches ont nécessairement une dimension économique et que plus les
apiculteurs seront nombreux, moins la « redevance » sera élevée.
En France et jusqu’à présent, l’accès aux signes européens passe par un signe
français, c’est pourquoi les apiculteurs du Groupement Qualité Miels du
Languedoc Roussillon ont choisi le CCP qui définit le mode d’obtention des
miels.
L’IGP n’est peut être pas encore reconnue par le consommateur, mais l’UE dégage
des moyens pour le faire connaître, l’OMC le recommande et de nombreux pays s’y
mettent, tant en Europe que dans le monde.
Face à une concurrence étrangère importante et dont la qualité de la production
progresse, les producteurs disposent d’outils de reconnaissance et de
valorisation de leur produit qu’ils seraient bien maladroits ou prétentieux
d’ignorer.
Le Groupement Qualité Miels et Produits de la Ruche du Languedoc Roussillon
Autres réactions à la lettre de Bernard Saubot :
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IGP Miel de Provence : ne pas crier au loup P. Picard (pour le SYMPAS) |
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Les Signes d'Identification de la Qualité et de l'Origine : un outil au service du développement de la filière apicole et des producteurs Syndicat A.O.C. "Miel de Corse - Mele di Corsica" |
| Réalisation : Gilles RATIA Mise à jour : 03/04/02 APISERVICES - Copyright © 1995-2006 |
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