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MADAGASCAR |
| Vers un accroissement des exportations |
18/12/2003
Le
schéma du développement de la filière apicole a fait l’objet d’une journée de
concertation hier à la Résidence Ankerana. Cette séance de travail vise à redynamiser
ce secteur plein d’avenir. A Madagascar, les données disponibles laissent apparaître
une production annuelle de 3000 tonnes de miel et 50 tonnes de cires. Malheureusement,
les techniques traditionnelles appliquées limitent considérablement la potentialité
de la faune et de la flore malgache malgré le fait que Madagascar dispose une
race d’abeille endémique. En général, un apiculteur gère 50 niches et chaque
niche peut produire prés de 20 kilogrammes de miel. L’apiculture procure également
un revenu complémentaire pour les paysans. A la dernière estimation, elle rapporte
un revenu annuel de près de 2 millions de fmg à chaque apiculteur. Les principales
zones de production sont Fianarantsoa, Manakara Ambositra, Antsohihy Morondava.
Pour ce qui est de l’exportation, la définition d’une stratégie va permettre de rehausser le volume de 1500 tonnes exportés en 2002. Selon les techniciens, Madagascar a déjà exporté un volume assez important de miel en 1929, année de référence où la production a atteint un niveau exceptionnel de 38 000 tonnes. Malheureusement, à cause de la dégradation progressive de la qualité et la falsification perpétrée par certains individus peu scrupuleux, le miel malgache a perdu la cote sur le marché international. De plus, la dégradation de l’environnement n’a pas arrangé les choses. La multiplication des feux de brousse ne fait qu’accélérer la perte de productivité de l’apiculture. Heureusement que des organismes d’appui comme la Coopération Suisse a pris en main ce secteur par l’instauration du projet « Saha ».
En bref, cette renaissance de l’apiculture va permettre au miel malgache de se faire un nom sur le plan international, surtout en Europe où la Chine, le plus grand producteur au Monde, est encore soumis en un embargo jusqu’à maintenant.
Sata