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LA REUNION |
| Saint-André : Les abeilles, reines du Colosse |
A l’occasion de la célébration de la Saint-Ambroise, patron des apiculteurs, le syndicat apicole de la Réunion a organisé hier, au parc du Colosse, une foire au miel.
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08/12/2003 Dégustation, vente de miel et de produits issus de la
ruche étaient au menu de cette journée. |
Fêtes de Noël obligent, une crèche fabriquée avec de la cire d’abeille était également exposée, sous le regard admiratif des marmailles. Coup de foudre aussi pour les bougies en forme de petits personnages représentant les différentes communautés ainsi que des personnalités diverses de la Réunion. Les portraits en cire de “Jean-Paul V”, de “Margie”, de “Don Camillo”, de “Victoire”..., revus et corrigés par Jean Bragard, étaient disposés dans une alvéole géante. Des séances de dégustation ont également été proposées hier à la foire. Aux diverses variétés de miel (d’eucalyptus, de litchi, de baies roses, de fleurs ou de forêt) s’ajoutaient les délicieux pains d’épice, gâteau au pollen et autre vin de miel.
Gelée royale
Parmi les produits vedettes de la foire, on signalera la “gelée royale” qui est “la nourriture des larves de reines, très riche en vitamines du groupe B et qui possède des vertus régulatrices et apéritives entraînant une amélioration de poids, en particulier chez les vieillards et les convalescents” , comme l’ont expliqué des apiculteurs de l’Ouest, en ajoutant que “la gelée royale possède aussi un effet stimulant sur l’état général des sujets fatigués et déprimés”. 15 euros, tel était le prix du petit flacon contenant 15 grammes de la précieuse substance qui ressemble à une bouillie d’amidon.
Une
filière en plein essor
Des panneaux étaient
également exposés pour expliquer le travail de l’abeille et le rôle de la
propolis (résine récoltée par l’abeille sur la plante). On y apprenait par
exemple que “la valeur du travail de l’abeille à travers la pollinisation
peut être estimée à 30 fois supérieure au prix du miel qu’elle produit”.
La filière apicole à la Réunion est aujourd’hui en plein essor, notamment
depuis la mise en place du syndicat, il y a sept ans.
L’île compte un bon millier de personnes disposant d’une ou de plusieurs
ruches. Parmi les professionnels, deux seulement - au Tampon et à Petite-Île
- vivent exclusivement de l’apiculture, un métier difficile mais plein de
douceur.
Pana REEVE