Le venin


Le venin d'abeilles et un vasodilatateur, un anticoagulant et un stimulant biologique. Lors d'une piqûre, les réactions peuvent être très variables d'une personne à l'autre.

La récolte du venin :

On l'obtient en électrocutant les abeilles. Agressées, elles piquent à travers une membrane très fine en caoutchouc. On recueille le venin derrière cette membrane puis on le lyophilise. On en obtient ainsi de grandes quantités. Le venin est un des produits de l'abeille parmi les plus étudiés.
 

 

Composition du venin :

Elle est complexe. Il existe une substance odorante, d'odeur caractéristique et agréable mais qui a le défaut d'exciter incroyablement les abeilles.



Le venin est une substance dont les effets sont variables en fonction :

- de la quantité de venin injecté ;
- de la qualité du venin qui dépend de l'abeille, de son âge, de sa race, de son alimentation ;
- du lieu de l'injection ;
- de la sensibilité du sujet qui re‡oit la piqûre.

Du point du vue du sujet, la réaction peut être normale ou anormale (allergie). Certaines personnes sont immunisées.

Réaction normale :

La piqûre de l'abeille est toujours douloureuse et il est évident que cela éloigne de l'apiculture bien des amateurs de miel et autres produits naturels des abeilles. L'organisme de la plupart des individus s'habitue assez rapidement aux piqûres et y réagit très faiblement ou même pas du tout. Toutefois, même les personnes immunisées ressentent immédiatement, lors de la piqûre, une douleur assez forte qui reste raisonnable pendant quelques instants, s'amplifie puis décroît. C'est une question de quelques dizaines de secondes. Une petite papule apparaît, rougit, grossit, s'étend, durcit, brûle (chauffe) et est douloureuse, un oedème s'installe. L'infiltration de venin avec toutes ses conséquences atteint son apogée le lendemain de la piqûre, diminue et s'estompe, en règle générale, le surlendemain ou les jours qui suivent.

Allergies :

La sensibilité au venin d'abeilles peut être fort différente d'un sujet à l'autre. Une seule piqûre, chez certaines personnes, peut provoquer une sensation de faiblesse, de froid, des maux de tête, un étourdissement, une envie de vomir, un excès de transpiration, un manque de respiration.
En cas de malaise, l'aide urgente d'un médecin est indispensable.
Le premier temps du traitement consiste à retirer le dard laissé dans l'épiderme par l'abeille. Il ne faut surtout pas essayer de l'arracher en le pinçant entre le pouce et l'index. Ce faisant, on comprime en effet les glandes à venin et on augmente donc la dose de venin injectée. Il est préférable de se munir d'une lame quelconque ou éventuellement, avec l'ongle ; on racle l'endroit piqué pour chasser l'aiguillon. La plaie est minime.

Remèdes :

Les remèdes populaires pour apaiser la douleur sont nombreux et dans ce nombre, on peut voir la preuve de leur efficacité (application de vinaigre, d'eau de Javel, friction avec du persil, un oignon, un poireau, annihiler l'effet du venin par la chaleur : approcher de la plaie une cigarette allumée, etc.)
Le traitement local par des antihistaminiques de synthèse peut aussi amener un soulagement certain. Les cas graves sont du ressort de la médecine. Pour les personnes sensibles, signalons que des traitements de désensibilisation peuvent atténuer ou même annihiler la sensibilité des personnes allergiques aux effets des piqûres. Ces traitements sont administrés par des médecins spécialistes.

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© Bernard Leclercq, Tous Droits Réservés