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COMPTE RENDU REDIGE PAR LA Direction Régionale de l’Agriculture et de la Forêt de Midi-Pyrénées |
Toulouse, le 10 juin 2003
Compte-rendu de la réunion du 27/05/2003 : "Mortalité des abeilles"
Etaient présents : voir fiche de présence en
annexe.
Etaient excusés : AFSSA, Chambre d’Agriculture 31, Conseil régional, DDAF 32
M. Pélissié (Directeur régional) préside la réunion de travail et ouvre la
séance à 17 h 15 en précisant les objectifs de cette réunion avec les
apiculteurs. Il s’agit d’informer les apiculteurs et la profession agricole des
suites qui ont été données aux mortalités d’abeilles survenues en mars 2003,
tout en rappelant les actions engagées en 2002 sur le même sujet.
Il donne ensuite la parole à MM. Morzières, Bourgouin et Mme Jean (DRAF-SRPV)
pour une présentation de l’état d’avancement de ce dossier depuis 2002.
Rappel et mortalités 2003 :
M. Morzières rappelle le contexte 2002 et présente les investigations qui
ont été réalisées l’an dernier, les résultats et les hypothèses (3) qui en ont
découlées.
En 2003, les premières mortalités d’abeilles sont notés dans le secteur de
Carbonne-Lacaugne ainsi que dans le département du Tarn (secteur de Montpitol)
le 23 mars. A la mi-avril, c’est près de 550 ruches qui sont touchées.
Les apiculteurs font remarquer, qu’il y a eu des atteintes aux ruchers dans
d’autres zones mais à un niveau moindre qu’en 2002, et, que les symptômes sont
identiques à ceux observés l’an dernier (tapis d’abeil1es devant les ruches et
alentours, abeilles tremblantes).
Un point est fait sur les visites effectuées de façon conjointe par le GDSA 31,
la DRAF et la DDSV 31, ainsi que sur les différents prélèvements réalisés en
2003. Les analyses ont été confiés au GIRPA d’Angers. Seuls les résultats
concernant le fipronil et l’imidaclopride sont disponibles. Ceux-ci mettent en
évidence la présence de fipronil à une quantité telle que cette matière active
peut expliquer la mortalité constatée.
La Commission d’étude et de la toxicité, à la vue de ces résultats a examiné 3
hypothèses :
Une discussion s’engage alors. Les apiculteurs font remarquer que
l’hypothèse semoir qu’ils avaient avancée l’an dernier a enfin été retenue par
l’administration. Ils ne comprennent pas que le scénario Schuss soit encore
retenu cette année, alors que les investigations réalisées en 2002 par la DRAF
et eux-mêmes ont montré clairement qu’aucune vente de ce produit n’avait pu être
mise en évidence dans la zone concernée, de même que cette année. Ils font
remarquer que sur le plan économique, le coût du traitement serait prohibitif.
M. Pélissié intervient pour préciser qu’en 2003, les résultats montrent qu’il y
a une cause claire qui est établie, ce qui est un progrès notable. Cependant,
les teneurs élevées notées sont incompréhensibles, même si la concomitance avec
les semis de tournesol doit être relevée.
Il s’agit maintenant d’établir des scénarios réalistes expliquant ces résultats.
C’est la raison pour laquelle d’une part le ministère complètera les contrôles
d’utilisation des produits dans les zones d’investigation, d’autre part engage
des études sur le scénario 3.
Les apiculteurs soulèvent la question des poussières de sol (parcelles semées
les années antérieures avec du tournesol traité) et s’étonnent qu’un tel
produit, neurotoxique puissant, sans AMM, trouvé dans les abeilles, soit
toujours commercialisé. Dans ce contexte, les apiculteurs ne comprennent pas la
poursuite de l’autorisation du Schuss.
M. Bourgouin fait mention que des études d’air lors d’un semis de tournesol
traité Régent TS ont été menées en partenariat avec l’ORAMIP. Les résultats ne
sont pour l’heure pas encore disponibles, mais feront l’objet d’une diffusion
auprès des apiculteurs lors d’une prochaine réunion.
Mme Feron indique par ailleurs que la DGAL a demandé à la société BASF d’engager
des essais, en liaison étroite avec la DRAF Midi-Pyrénées pour évaluer :
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les particules de fipronil à la sortie des semoirs ; |
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l’effet de l’exposition des abeilles aux particules de fipronil lors d’un semis de tournesol traité Régent TS. |
Les protocoles de ces 2 expérimentations sont en cours de rédaction par la
DRAF. Après validation par l’ensemble des partenaires du projet, ces derniers
seront communiqués aux apiculteurs pour information. Elle conclu que le scénario
1 était le plus réaliste compte tenu de la gravité et de la rapidité des
symptômes observés qui ne peuvent être expliqués que par un contact aigu et
direct avec des résidus.
Les apiculteurs, toutes tendances, se demandent : « Pourquoi, alors que les
observations réalisées depuis un an, semblent montrer que cette molécule n’est
pas anodine quant aux mortalités constatées, le MAAPAR n’interdit pas d’emblée
l’utilisation du produit en France, au nom du principe de précaution ».
M. Pélissié indique que les hypothèses permettant d’expliquer les concentrations
élevées et la rapidité des effets sur les ruches doivent être établies avant
toute décision. Aucun élément ne permet en l’état actuel du dossier d’écarter la
piste d’une utilisation du fipronil hors des règles prescrites pour son
application. C’est la raison pour laquelle le ministère poursuit à la fois les
contrôles sur le terrain et les essais qui permettraient d’infirmer ou de
confirmer les scénarios d’explication qui paraissent les plus réalistes.
La séance est levée à 19h40.
Etaient présents : Mmes et Mrs : Gaëlle Féron (DGAL), Elisabeth Jean, Pélissié, Morziéres, Bourgouin, (DRAF), Verdier, (Conseil Général), Tisseur (ACTA), Jules (DDAF 31), Grenouillat, Fernandez (DSV 31), Jassaud (DSV 32), Bernes (GDSA 31), Cartier, Métayer (Chambre agriculture 32), Denhez (Lycée Agricole 31), Cauquil (UNAF), Thery, Jouve, Sapene (Confédération Paysanne), Britten, Russier, Viala (ADAM), Sylvie Sinde, J. Schiro (SPMF national et régional).
Contacts :
B. BOURGOUIN et JP MORZIERES
Service de la Protection des Végétaux de Midi-Pyrénées
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