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Fipronil

COMMUNIQUE DE PRESSE
REPONSE à la DIRECTION GENERALE DE L’ALIMENTATION

SPMF

Ce message d’apparence très spécialisé concerne au contraire l’ensemble des citoyens.

Auch, le 02 juin 2003

C’est en avril 2002 qu’ont été constatées par le Service Régional de la Protection des Végétaux de Toulouse des mortalités brutales et violentes d’abeilles causées, selon l’avis des spécialistes de l’Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments, par un insecticide, à base de fipronil, utilisée entre autre pour l’enrobage des semences.

Cette molécule ayant été retrouvée dans les analyses d’abeilles mortes.

A nouveau en avril 2003, soit une année plus tard, alors que rien n’a été fait pour élucider la présence de ce fipronil sur les abeilles, se reproduisaient les mêmes mortalités. Mêmes causes, mêmes effets ! C’est à l’initiative des apiculteurs qui corrélaient mortalités d’abeilles et semis de tournesol RégentTS, qu’ont été demandées vigoureusement les expérimentations « poussières derrière les semoirs ».

Il est exact de dire que les mortalités ont été constatées par la S.R.P.V. sur 6 communes. Il est cependant curieux d’observer que les constations de la Direction des Services Vétérinaires sur une trentaine de ruchers dispersés sur plus de 20 communes, dans le même secteur sont passées sous silence. En outre, la plus élémentaire objectivité consisterait à ajouter que ces mortalités ne se sont pas limitées à cette zone mais ont bien été observées sur la quasi-totalité des zones cultivées. De plus, ces effets pervers ont des intensités diverses et s’il est possible de se faire entendre, 18 mois plus tard, lors d’une intoxication aiguë ayant fait l’objet de plaintes, nous sommes collectivement désavoués et déconsidérés quand les mortalités sont moins violentes et plus sournoises. Nous ne cessons pourtant pas de dénoncer cette situation depuis des années.

Oui ! Les abeilles meurent, et quand elles ne meurent pas, ce n’est pas moins grave ! Toutes leurs fonctions sont perturbées, (communication, butinage, toilettage, ponte, fertilité…) et leur organisation déréglée!

Un empoisonnement à petites doses, reste un empoisonnement.

Seuls les soins et les interventions répétés des apiculteurs permettent de pallier un effondrement du cheptel. Ces efforts et ce surcroît de travail, s’ils ne portent pas toujours leurs fruits, fragilisent à l’extrême notre profession.

L’abeille n’est pas la propriété des apiculteurs, elle est le bien de tous.

Nous prenons acte que le fipronil se retrouve dans les poussières rejetées par les semoirs pneumatiques et se disperse dans l’environnement. Des expérimentations similaires avec des résultats identiques avait pourtant déjà été réalisés il y a deux ans à l’Université d’Udine (Italie) sur une autre molécule d’enrobage de semences.

A ce titre, et dans l’attente de la démonstration de l’innocuité de ces pratiques :

puce nous demandons le retrait immédiat de toutes les semences enrobées,
puce nous demandons que soient pratiqués sur toutes les molécules d’enrobage (existantes et à venir) des tests spécifiques derrière les semoirs,
puce nous demandons la révision des procédures d’homologation jugées insuffisantes par la profession car ne prenant en compte que le risque de mortalité aiguë,
puce nous demandons enfin que nous soient communiqués les volumes des ventes de tournesol Régent réalisés par la firme Syngenta seeds ainsi que ceux de chacune des autres usines d’enrobage de Fipronil. Par ailleurs, nous souhaitons connaître les volumes des lots désormais interdits et rappelés.

La Présidente,
Sylvie Sinde
32450 Faget Abbatial
Tél. : 05.62.65.46.39
Email : sylvie.sinde@wanadoo.fr

Web : www.apiculture.com/spmf


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