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Quelle race
d’abeille choisir ?
par
Gilles Fert
(Auteur de «
L’élevage des reines » aux Editions Rustica)
avec l'aimable
autorisation de la revue
Abeilles et Fleurs |
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Des jaunes, des grises, des noires, parmi toutes
ces races d’abeilles proposées dans les petites annonces, on finit par ne plus
savoir quoi choisir pour peupler sa première ruche. Tous les apiculteurs sont à
la recherche de l’abeille idéale, celle qui ne pique pas, qui n’essaime pas et
qui produit beaucoup de miel : difficile de la rencontrer ! Certains croisements
ou races étrangères s’en rapprochent, mais il est bien souvent difficile de
maintenir leurs caractères dans le temps, et le plus de production cache parfois
des défauts comme le pillage ou une consommation hivernale excessive sans parler
de l’agressivité de la descendance. Depuis les travaux de Linné (1758), les
abeilles sont classées suivant différents caractères morphologiques comme la
taille, la couleur, la longueur de la langue, la pilosité, l’indice cubital...
Pour les différencier, nous avons recours à des mesures biométriques ou, mieux,
à l’analyse de l’ADNm !
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Etape n°1 |
L’abeille noire locale (Apis mellifera mellifera) est certainement la
plus populaire sous nos latitudes.
Parfois agressive, souvent
essaimeuse, en revanche, elle passe bien l’hiver en régulant sa population
en fonction des rentrées de nectar.
Sa rusticité fait qu’elle est
conseillée en zone de montagne ou pour les régions aux hivers longs et
rigoureux. Peu pillarde, elle résiste bien aux maladies. Elle est
performante sur les miellées tardives.
Bien adaptée à son milieu,
elle convient très bien au débutant comme au professionnel à la recherche de
l’abeille rustique et polyvalente. |
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Etape n°2 |
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L’abeille jaune italienne (Apis mellifera ligustica) est l’abeille la plus
répandue à travers le monde.
Sa capacité d’adaptation fait qu’elle fut introduite avec succès dans
les pays du Nouveau Monde, là où les abeilles indigènes étaient absentes ou
ne produisaient pas suffisamment. Particulièrement prolifique,
l’italienne permet une production importante d’essaims et de paquets
d’abeilles en Australie comme en Nouvelle-Zélande.
En dehors des zones méditerranéennes, elle passe difficilement les
périodes hivernales ou bien en nourrissant copieusement. |
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Etape n°3 |
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L’abeille caucasienne (Apis mellifera caucasica) est également appelée l’abeille
grise.
Originaire de Géorgie, aujourd’hui on la rencontre également dans tous les
grands pays producteurs de miel.
Souvent croisée avec l’italienne, elle apporte de la rusticité. Réputée pour
sa forte tendance à propoliser, on l’utilise de plus en plus pour répondre à
la forte demande actuelle en propolis.
Elle est particulièrement douce et bonne productrice sur les miellées aux
fleurs profondes comme l’acacia, la luzerne... |
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Etape n°6 |
En conclusion, effectuez le choix de la race en fontion de votre région,
mais surtout du type d’apiculture pratiquée.
Pour une apiculture de
loisir en zone urbaine, préférez une abeille douce, même si vous devez faire
des nourrissements en hiver.
Si vous transhumez sur des miellées
tardives, choisissez une abeille noire locale bien adaptée à sa région.
L’apiculteur spécialisé en production de gelée royale aura recours à une
italienne sélectionnée, et le producteur de propolis plutôt une caucasienne. |
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Les précautions à prendre :
L’abeille qui vient de loin, voire très loin, semble toujours être la
meilleure. Les importations d’abeilles sont parfois à l’origine de
l’introduction de maladies, virus ou autre parasite : un argument de plus
pour adopter l’abeille locale.
A savoir
L’hétérosis est l’accroissement de la vigueur ou des
performances d’un hybride ou d’un croisement par rapport aux écotypes ou aux
races dont il provient.
Indice cubital : mesure biométrique de l’aile
antérieure d’une ouvrière permettant de définir sa race ou son taux
d’hybridation.
Pour en savoir plus :
Le traité Rustica de l’apiculture, 2002, p. 40 à 51.
Fert G., 2008,
L’élevage des reines, Rustica, p. 14-21.
Fresnaye J., 1981, Biométrie de
l’abeille, OPIDA éd., Echauffour.
Gilles Fert
Auteur de « L’élevage des reines » aux Editions Rustica
avec l'aimable autorisation
de la revue Abeilles et Fleurs
Realization / Réalisation / Realización
/ Realisierung: Gilles RATIA
APISERVICES -
Copyright © 1995-2010
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