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Mortalités inexpliquées aux Etats-Unis Extraits de l’article de
Malcolm T. Sanford paru dans le numéro de mai 2007, p. 17 à 19 de Bee
Culture Avec l'aimable autorisation de la revue "La Santé de l'Abeille" |
Suite aux
travaux menés en avril par le groupe de travail de la Foundation for the
Preservation of Honey Bees, le monde apicole américain est très mobilisé contre
le CCD (Colonies Collapse Disorder = syndrome de l’effondrement des colonies)
qui a frappé les apiculteurs des états-Unis pendant l’hiver dernier : de
nombreuses recherches sont entreprises, les aides financières des différentes
associations professionnelles arrivent, les instances gouvernementales ont une
oreille attentive.
En attendant les résultats des recherches et pour aider à leur avancement, l’ABF
(American Beekeeping Federation), demande aux apiculteurs d’examiner leurs
colonies et de rapporter le maximum d’informations sur leurs pertes de colonies.
Le Mid Atlantic Apiculture Research and
Extension Consortium, par mesure de précaution, fait les recommandations
suivantes aux apiculteurs :
Pourquoi ? L’efficacité de la terramycine contre la loque européenne est bien documentée, alors que celle du Tylan n’a pas été prouvée.
Si vous observez un niveau élevé d’infestation par le varroa, traitez les
colonies en utilisant des traitements chimiques « doux » tels que Apiguard®, Api
Life Var®, ou MiteAway II®. Nous ne recommandons pas l’acide oxalique ou toute
autre mixture maison.
Pourquoi ? Des colonies victimes du CCD montraient des problèmes « rénaux
» (tubes de Malpighi) similaires à ceux vus sur des colonies traitées avec la
chimie « forte ». Certains rapports indiquent que l’acide oxalique endommage les
tubes de Malpighi. Les autres molécules, plus fortes, telles que fluvalinate,
coumaphos ou amitraze peuvent avoir un effet sublétal sur les abeilles leur
apportant un stress supplémentaire. En traitant vos colonies contre le varroa
avec de la chimie « douce », vous contrôlez la population des parasites tout en
épargnant les effets négatifs des molécules fortes sur les abeilles.
Le Consortium indique que ces recommandations seront modifiées au fur et à
mesure de l’évolution des connaissances sur le sujet.
Il précise que tous les chercheurs travaillant sur le CCD demandent aux
apiculteurs de répondre à l’enquête sur ce phénomène. Toutes les informations
produites sont intéressantes et seront traitées de façon confidentielle.
David Hackenberg, l’un des premiers
apiculteurs touchés par le CCD a envoyé un courrier à ses clients pour la
pollinisation leur décrivant les trois symptômes principaux du syndrome :
Quand on dispose une ruche morte au-dessus d’une ruche vivante, on tue celle
qui est en dessous. Ceci laisse penser qu’il y a quelque chose de toxique dans
les ruches effectées, commente D. Hackenberg.
Les abeilles mortes semblent être parasitées par un champignon localisé dans
leur intestin ou même dans tout leur corps.
Il leur indique également que les apiculteurs les plus touchés par le CCD ont eu
leurs colonies placées à proximité de champs de maïs, coton, soja, canola
(espèce voisine du colza), tournesol, pommiers, vignes et courges.
Il leur livre sa conviction que les nouveaux néonicotinoïdes, insecticides
systémiques utilisés contre les parasites suceurs des plantes ne sont pas
neutres dans le CCD.
Il pense que ces insecticides sont stockés dans les ruches avec le pollen ayant
un effet retard sur les larves nourries avec ce pollen pollué produisant des
adultes victimes de perte de mémoire et d’une diminution des capacités de
défense contre les maladies.
Il conclut en les priant de ne pas utiliser cette année des produits contenant
les molécules imidaclopride, thiamoxetham, acétamipride, clothianidin,
thiaclopride ou dinotéfuran.
(1) Le Tylan (tylosine) est un antibiotique
du groupe des macrolides utilisé sur les oiseaux.
Avec l'aimable autorisation de la revue
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| Réalisation : Gilles RATIA Mise à jour : 03/04/02 APISERVICES - Copyright © 1995-2007 |
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